
Connue depuis 2005, cette déclinaison Adventure de la GS "de base" fait référence sur le marché. Et la version 2014 compte bien perpétuer la tradition.
Contrairement à certaines concurrentes, la GS Adventure ne fait pas dans la discrétion et montre clairement ses intentions. Des coloris exclusifs à l'image du vert kaki de notre modèle d'essai, mais surtout des attributs de carrosserie évocateurs font que cette GS Adventure détonne complètement dans le paysage. Un tour du propriétaire s'impose !
Tout d'abord, parlons du coeur de la GS Adventure. Elle reprend l'excellent boxer de la GS, le nouveau 1170cc à refroidissement air/eau développant 125cv à 7'750tr/min et 125Nm à 6'500tr/min. Sur le papier, des performances généreuses pour un trail et, une fois en selle, on constate des performances explosives, surtout lorsque l'on s'amuse à taquiner l'accélérateur et que l'on dépasse les 4'000tr/min... Cette nouvelle génération du bicylindre boxer a été une révélation au moment de l'essai de la R1200 GS en 2013, et plus récemment de la R1200 RT. En plus, BMW lui a greffé un volant-moteur plus lourd (+950g) ainsi que d'un amortisseur de vibrations entre la sortie de la boîte et l'arbre à cardan ; à en croire les déclarations des ingénieurs BMW, ces éléments rendraient le moteur encore plus onctueux et plus conduisible.
Du côté de la partie-cycle, les suspensions ont gagné 20mm de débattement, à l'avant (210mm) comme à l'arrière (220mm), ce qui a permis d'augmenter la garde au sol de 10mm par rapport à la GS "de base". Les capacités de franchissement sont donc améliorées, de même que le niveau de confort. Par contre, au grand dam des petits gabarits, la selle gagne 40mm de hauteur et culmine à 890mm dans sa position standard.
Et ce qui surprend le plus, ce sont bien les habillages du carénage. Tout d'abord, il y a son réservoir ultra volumineux contenant pas moins de 30 litres d'essence (contre 20 litres pour la GS "de base"). Ensuite, il y a cette cage en tubes d'acier qui encercle le moteur de part et d'autre ; le boxer est ainsi à l’abri en cas de chute. A cette cage s'ajoute une armature métallique de fixation de la bagagerie, servant également de protection si la moto devait se coucher.
Les chutes ? Oui, il ne fait aucun doute qu'avec les 263kg annoncés (tous pleins faits) de la bête, il sera difficile de l'emmener dans des chemins accidentés sans risquer la chute. Aussi, les manoeuvres à basse vitesse, même sans la bagagerie, seront à faire avec un doigter extrême... au risque de se retrouver affalé sur le sol, les quatre fers en l'air, aux côtés de la moto. La GS Adventure, comme son apparence esthétique le sous-entend, ne se laisse pas mener par tous ; il vaut mieux avoir un minimum d'expérience avec les grosses et hautes motos.
Pour en revenir au réservoir, il permettra de pousser l'autonomie à 600 kilomètres, en considérant une consommation moyenne réaliste aux alentours de 5 litres pour 100 kilomètres parcourus. A ce sujet, BMW annonce 4.3 litres à la vitesse stabilisée de 90km/h et 5.9 litres à 120km/h, des chiffres 5% plus élevés que pour la GS "de base". Il est clair que l'aérodynamisme n'est pas au rendez-vous, raison pour laquelle la GS Adventure n'excelle pas sur les tronçons rapides, notamment sur l'autoroute.
Le pare-brise (réglable d'une main à l'aide d'une molette) gagne en surface, pour une meilleure protection du pilote et de son passager. En position haute, il protège convenablement et permet d'écarter les turbulences du vent. Le réservoir, le moteur et de petits déflecteurs desservent aussi à la protection du pilote lors d'averses.
Dans les petits détails qui échapperaient facilement aux yeux avertis, on retrouve les repose-pieds élargis ainsi que les commandes aux pieds renforcées (frein arrière et sélecteur de vitesse). La selle prend quelques millimètres d'épaisseur de mousse et propose la possibilité d'être réglée en inclinaison.