
Le Bol d'Or est l'une des courses d'endurance les plus populaires en France. En 1922 a eu lieu la première édition, et depuis, quasiment chaque année, les pilotes se sont affrontés durant 24 heures de course. Aussi, pour l'anecdote, le Bol d'Or est connu pour être la première course au monde à être disputée sur 24 heures ! 2015 marque le grand retour du Bol d'Or sur le mythique tracé du Castellet, après avoir fait des infidélités durant 15 ans à Magny-Cours, et selon les informations glanées sur place, il semblerait que près de 75'000 billets aient trouvé acquéreurs.
Trois pilotes principaux et un remplaçant sont rapidement désignés, respectivement Kévin Zufferey, Jérémy Ayer, Vincent Buclin et Bernard Bally. Un programme d’entraînement physique comme technique est mis en place par le team manager Pierre Gualino dans le but d’être à même d’encaisser les 24 heures de course prévues, représentant au minimum 8 heures par pilote ! Quand on parle d’endurance, ce n’est pas peu dire.
Dans le cadre de l’entraînement technique, il y a eu principalement les essais dits pré-Bol les 1er et 2 septembre qui se sont tenus sur le circuit Paul Ricard. Ces deux jours ont permis à tout le team, pilotes, mécaniciens et staff, de roder les derniers détails et affiner les réflexes. La séquence du ravitaillement étant le gros morceau d’une course d’endurance ; outre la constance du pilotage tout au long de la course, il est impératif que les ravitaillements soient une manœuvre rapide et précise, la moindre erreur pouvant mettre en danger la vie des pilotes, sans même parler de l’éventuel préjudice porté au déroulement de la course.
Les journées de jeudi et vendredi sont consacrées aux essais libres et qualificatifs. Les essais libres se sont faits de jour comme de nuit, pour procéder aux derniers réglages et mises au point sur la machine, une Honda CBR1000RR SP. Ils permettent aussi aux pilotes de se rafraîchir la mémoire et de prendre de nouveaux repères sur la piste avant les essais qualificatifs déterminant pour obtenir un bon classement au départ de la course. Le principe est simple, la moyenne des meilleurs temps de chaque pilote définira la position lors du départ le jour de la course ; toutefois, en course d'endurance, la position au départ importe moins qu'en course de vitesse.
Lors des essais qualificatifs, les pilotes Kévin Zufferey et Jérémy Ayer établissent les meilleurs chronos du team avec, respectivement, 2:04.116 et 2:03.386. Ces bons résultats placent le team Zufferey à la vingt-huitième place lors du départ de la course.
Quelques heures avant la course, après une nuit reposante, les trois pilotes enregistrés à cette 79e édition du Bol d’Or prennent part au warm-up, la traditionnelle séance d’essais offrant une dernière chance aux pilotes de prendre leurs marques et de valider les réglages pour la course.
Le départ de la course est donné le samedi à 15h00. Alors que les spectateurs s’enthousiasment, la pression monte parmi les pilotes, de même qu’au sein du team tout entier. En étant le premier pilote, Kévin Zufferey a pour mission d’ouvrir les hostilités. La tradition au Bol d’Or impose un départ façon Le Mans, c’est-à-dire que le pilote attend debout d’un côté de la piste, sa moto stationnant moteur éteint de l’autre côté. Dans l’intervalle, pour que le spectacle soit total, un avion de type jet ainsi que deux avions de voltige survolent le circuit dans l’axe de la piste des stands.