Reportage publié le 04 septembre 2019

La Gibraltar Race, une course de 7'000 km à travers l'Europe

Texte de David Zimmermann / Photo(s) de Alessio Coradini

En juin dernier, 75 pilotes d’une dizaine de nationalités se lançaient de la ville de Gdansk en Pologne pour rejoindre le Cap Finistère en Espagne en quinze jours et quatorze étapes. Cette 4ème édition de la Gibraltar a traversé huit pays sur près de 7'000 km en offrant un savant mélange de liaisons routières sinueuses et de spéciales tout-terrains variées et stimulantes.

Les origines de la Gibraltar

La Gibraltar Race est née en 2016 d’une idée de Manuel Podetti. Avec ses collègues de l’agence Moto Raid Experience, Rino Fissore et Claudio Giacosa, ils décident de créer l’évènement tout-terrain le plus long d’Europe, en combinant les milliers de kilomètres d’itinéraires dont ils disposent dans tous les pays où ils organisent leurs voyages. 

En 2016, la première édition de 10'000 km reliant Athènes à Gibraltar a réuni trente participants. Rapidement, la Gibraltar s’est imposée comme la plus longue course de régularité organisée sur le Vieux Continent. Une sorte de « Dakar européen » pour les amateurs si vous préférez.

Dès sa seconde édition, le nombre de participants a doublé, et aujourd’hui, il est proche d’attendre le maximum fixé par l’organisateur, à savoir 99 participants. 

Chaque édition propose un itinéraire inédit. Le concept de cette 4ème Gibraltar est de relier les côtes de la mer Baltique à celles de l’océan Atlantique.

Autre nouveauté, l’organisateur délaisse la formule du bivouac en camping, chère au rallye, pour un ébergement en hôtel tout confort. Certes, ça perd en authenticité, mais soit dit entre nous, je dois vous avouer que j’ai bien apprécié, ce qui doit être un des signes précurseurs de mon vieillissement inéluctable… Par 40°C, la climatisation est un luxe fort agréable, tout comme le fait de ne pas avoir à monter et démonter ma tente tous les soirs.

Le concept du rallye de régularité

La Gibraltar Race est une compétition basée sur la régularité, ce qui permet d’une part de s’abroger des contraintes liées à une course de vitesse (licences, assurances spécifiques, fermetures de routes, autorisations, …) mais également d’offrir la possibilité à des débutants sans expérience du rallye de côtoyer des pilotes confirmés comme le hollandais Edwin Straver, vainqueur catégorie Malle Moto au Dakar 2019 ou encore l’Italien Renato Zocchi, ancien champion de motocross et pilote officiel Honda au guidon d’un maxi-scooter X-ADV entièrement préparé.

Les moyens mis en œuvre sont tout aussi déséquilibrés que les différences de niveau de pilotage et ce n’est pas forcément les pilotes les mieux équipés ou ceux qui roulent le plus vite qui se retrouvent en tête de classement, comme le prouve pour la 2ème fois notre compatriote Dominique Durussel en terminant dans le top 10 (5ème en 2017 et 6ème en 2019) au guidon d’une Honda XR400 de 1999.

Une course de régularité, comment ça fonctionne ? 

Chaque matin les départs sont donnés toutes les minutes en fonction du classement de la veille. On reçoit notre GPS avec les traces des liaisons routières et les points des spéciales du jour, un tracker ainsi qu’une feuille récapitulant les temps à respecter. On utilise deux chronos ; un qu’on enclenche en début de journée et qui nous permet de contrôler que les temps des liaisons soient respectés et un second qu’on utilise uniquement durant les spéciales. 

A l’arrivée, on rend le tracker, sorte de balise GPS d’après laquelle le tracé et les temps de chaque participant sont analysé ainsi que notre GPS. Chaque pilote est également équipé d’une balise Owaka (SPOT), qui permet d’aller les secours en cas d’accident en transmettant directement les coordonnées GPS à l’organisateur sur simple pression d’un bouton.

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Des Suisses à la Gibraltar

Me voilà au prologue à Gdansk au guidon d’une magnifique 790 Adventure R à peine rodée prêtée par KTM Suisse. Sur les 75 participants d’une dizaine de nationalité, nous sommes quatre Suisses. J’en profite pour vous faire une petite présentation de mes compatriotes.

Dominique Durussel, c’est l’expérimenté. Valaisan et personnage haut en couleur, il venu avec sa chère et tendre. Laurence, qui s’occupe de son assistance et celle de leur ami Italien Renato Zocchi avec son fourgon. Dominique en est à sa 3ème participation, toujours au guidon de sa fidèle Honda XR400. Tout le monde le connait ici, et ce n’est pas à cause de l’odeur de la demi-meule de fromage à raclette qu’il a embarqué avec lui ! En 2017, sans expérience il termine 5ème. L’année suivante il doit abandonner sur chute et revient cette année avec l’objectif de gagner la catégorie « Motos anciennes ».

Même s’il est inscrit comme le seul français en course, Jmi Randria habite en Suisse et du coup je le considère comme un des nôtres. Globtrotter à moto et en 4x4, nous avions publié ses aventures en Afrique sur Acidmoto en 2015

A 33 ans, il sort d’un rude combat de deux ans contre un cancer qui l’a cloué dans un lit d’hôpital pendant des mois. Il s’est fixé comme objectif de participer et terminer la Gibraltar. Il roue avec une KTM 690 Enduro, équipé d’un kit rallye et fortement rabaissée. Vous pouvez suivre ses péripéties sur son blog.

Alors qu’un être humain normalement constitué nécessite en principe une greffe d’anus après un trajet de plus de 500 km sur la selle de la KTM Adventure 790R, Miguel Sousa, s’est tapé les 1'634 km du trajet Yverdon-Gdansk d’une seule traite et ne s’est même pas plaint en arrivant! C’est un vrai roule-toujours qui enquille facilement 40'000 km par année. Pour l'occasion, il a délaissé sa GS 1200 au profit de la même KTM 790R que moi. Je l’ai rencontré sur un Hard Alpi Tour il y a quelques années et depuis on participe régulièrement à des évènements de ce type ensemble. C’est un excellent compagnon de route et un bon motivateur car il n'abandonne jamais. 

Les forêts d’Europe de l’Est

En Pologne et en République Tchèque, les premières spéciales se déroulent dans d’immenses forêts. On peut directement oublier la fonction « routing » de nos GPS, car de nombreuses pistes n’existent même pas sur nos cartes. L’organisation a pris un malin plaisir à placer les points de sorte à rendre la navigation difficile et on se retrouve dans une sorte de course d’orientation. Il vaut mieux s’arrêter de temps à autre afin de s’assurer d’être sur la bonne voie car manquer un point ou les prendre dans le désordre coute cher en pénalités. 

A ma plus grande surprise, je découvre que je suis 7ème au classement général le matin de la 2ème étape ! A moins de 20 minutes de mon heure de départ je suis encore en shorts en en tongs en train de me préparer des tartines avec toutes mes affaires éparpillées dans la chambre d’hôtel... Malgré une précipitation à stresser un bernois, je me pointe en retard au départ et écope de pénalités. Je réussi même à perdre ma feuille de route dans la précipitation, c’est dire si j’étais à la bourre ! 

Ce résultat inattendu et ce départ en catastrophe me chamboule complètement. Moi, le pseudo voyageur au long court qui étais venu ici avec comme seul objectif de terminer la Gibraltar, je me découvre soudain des ambitions compétitives insoupçonnés… Dans ma tête, je suis déjà quasiment inscrit au Dakar 2020… Enfin, jusqu’à ce que je chute à l’arrêt dans une flaque de boue devant la voiture de l’assistance médicale en voulant faire coucou à l’infirmière… Bon, le Dakar ça attendra encore un peu, n’empêche que je suis surpris en bien à quel point ma KTM 790R est facile à relever, parce qu’avec 200 kg à sec, sur le papier ça ne s’annonçait pas gagné …

Les jours qui suivent, je me mets la pression en roulant au-dessus de mes capacités, ce qui me vaut de belles frayeurs, quelques chutes sans gravité et des erreurs de navigation qui me feront perdre quelques places au classement. 

C’est finalement une grosse gamelle de mon pote Miguel, juste devant moi qui me remettra les pendules à l’heure. Il s’est fait mal à l’épaule et il s’en est fallu peu qu’il ne doive abandonner la course.  Il nous reste onze étapes, si on veut arriver au bout, il va sérieusement falloir baisser un peu le rythme! 

Cette première partie Est-européenne se termine avec une magnifique étape au départ d’un aérodrome abandonné en République Tchèque qui nous amènera au nord de l’Allemagne, à Passau. 

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Les routes de montagnes Italiennes

Après une étape Germano-Autrichienne qui ne restera pas dans les annales, c’est à Laives en Italie que les choses sérieuses reprennent. Une première étape nous amène à Brescia après notamment une spéciale mémorable dans une immense carrière à ciel ouvert où je manque de me mettre au tapis à deux reprises tant il y a peu de grip. 

L’arrivé à Brescia se situe dans l’antre du musée de la mythique course des « Mille Miglia » que nous avons l’occasion de visiter en soirée. L’étape suivante de 580 km nous amène à Cuneo, ville qui fut le point de départ du Hard Alpi Tour jusqu’en 2016.

Les forêts et les chemins sablonneux ont laissé place à des chemins de montagne caillouteux et sinueux qui ne sont pas sans rappeler d’ailleurs ceux du HAT, puisqu’on se trouve dans la même région. La navigation est plus simple. On peut utiliser la fonction de « routing » sur la plupart des spéciales, mais celles-ci sont plus techniques, particulièrement avec ces centaines de virages ultra serrés qui n’offre quasiment pas d’adhérence. 

La France : A mi-chemin de l’arrivée

La France nous offre de magnifiques liaisons routières, sinueuses à souhait avec un revêtement parfait et quasiment pas de trafic, de quoi savourer ma KTM qui se comporte comme un vrai roadster sur route. Cette moto me colle un gros sourire sous mon casque et plus je la prends en main, plus je l’apprécie. En tout-terrain, moi qui ne jure que par des monocylindres légers, je suis obligé d’admettre qu’elle fait tout mieux que ma 640 Adventure, pourtant 40 kg plus légère… Elle est certes plus lourde à relever en cas de chute, mais ça reste tout à fait faisable, même avec mes bras de bureaucrate comme les miens.

Une longue et difficile étape de douze heures nous amène à Arles, ville qui non seulement symbolise la moitié de la Gibraltar, mais où nous avons également notre journée de repos bien méritée. 

Je perds 40 min en voulant rallier un point GPS manqué sur une des spéciales. En suivant une fausse piste, je fini dans une bien fâcheuse posture coincé dans un champ clôturé, incapable de revenir en arrière, tant c’est raide. Je suis obligé d’enlever un piquet pour m’échapper vite fait…  Il me faut rouler à tombeau ouvert sur la dernière liaison de 130 km pour terminer dans les temps. A mon arrivé au Village Camarguais à 19 heures, le thermomètre affiche encore 39°C. Les derniers participants arriveront après la tombé de la nuit.

La priorité de tous durant la journée de repos est bien évidemment de faire les contrôles et réparations nécessaires sur nos montures afin de s’assurer qu’elles rallieront l’arrivée dans sept jours.

Pour ma part, après 3'500 km, mise à part souffler le filtre à air et tendre la chaine, RAS. L’accessibilité du filtre à air est digne d’une enduro et l’opération est terminée en quelques minutes. Comme la plupart des participants, je profite du temps à disposition pour changer mes pneus, même si c’était un peu prématuré. Bridgestone offrait un deal intéressant sur les Battlax Adventurecross AX41 pour les participants. 50% de rabais sur un train de pneu, et on en recevait un deuxième gratos, transport et montage compris.

Laura, la fondatrice de l'école de conduite réservée aux femmes Donne in Sella est l'une des deux seules femmes inscrites à la Gibraltar. Heureusement, elle n'a pas trop de soucis à se faire, son charme transalpin lui permettant d'avoir à tout instant une bonne demi-douzaine de mâles prêts à lui démontrer leurs talents de mécaniciens sur sa Royal Enfield Himalayan qui pour leur plus grand plaisir nécessite presque de l'attention quotidienne. 

J'ai même le temps de faire un saut chez Décathlon pour m’acheter le short de cycliste le plus cher du magasin, espérant ainsi éviter de me retrouver avec un cul de babouin d’ici la fin de la semaine. Comme sur toute bonne moto de tout-terrain, la selle de la 790R a été très bien étudiée pour rouler… debout. La réalité est que sur la Gibraltar, on passe facilement six à huit heures assis durant les liaisons et là c'est sacrément inconfortable, particulièrement quand on enchaine les journées de 500 km.

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Le jour de repos signifie également la fin ou le début de la Gibraltar pour certains. Une demi-douzaine de participants ayant choisi de faire la formule « Express » de sept jours nous quittent et sont remplacés par de nouveaux arrivants ayant également choisi cette option pour la seconde moitié.

En route pour Carcassonne, la seconde étape française totalise près de 100 km d’off-road pour un total de 400 km. C’est beau et varié et surtout c’est plus roulant et facile qu’en Italie. Je dois rouler à 100% de ma capacité pour réussir à quasiment terminer les spéciales dans les temps. 

L’Espagne : l’eldorado du tout-terrain

Dès le moment où l’on franchit la frontière espagnole, le ratio de tout-terrain augmente drastiquement pour atteindre 50% des étapes journalières. Le terrain de jeu change également et les pistes deviennent moins cassantes et encore plus roulantes à l’exception de l’étape Prullans-Barbastro qui me donnera bien du fils à retordre. 

Mon GPS commence à me causer des soucis. Je perds le signal durant toute la première spéciale et je n’ai plus aucun moyen pour me diriger. Heureusement que mon pote Miguel est juste devant moi et qu’il s’assure que j’arrive à le suivre à chaque bifurcation.

Les spéciales qui suivent sont les plus techniques de toute la Gibraltar. Elles sont vraiment typée « enduro » et c’est un vrai chalenge de se lancer dans ces pierriers aussi bien sur des montées que des descentes hyper raides.  Si on m’avait montré ça avant mon inscription j’aurais dit que je n’y arriverais pas avec une si grosse moto ! Pourtant, la 790 passe partout, et moi je la suis comme je peux. 

Depuis le début de la course, il y a des abandons quotidiens pour cause d’accident et de casse. Cette étape aura raison de la mécanique du leadeur au classement général, l’allemand Jens Behling qui avait posé la barre haute avec un pilotage quasi parfait. Au guidon de sa BMW R100 HPN Rally, une moto de 30 ans, il représentait le parfait gars sympa et humble qu’on aurait aimé voir gagner la course.

L’étape suivante commence directement avec une méga spéciale de 100 km où je suis victime d’une crevaison qui me fait perdre une bonne demi-heure. C’est ma première réparation d’un pneu tubeless, heureusement que j’avais regardé une vidéo sur YouTube avant de partir…. Mon compresseur chinois ne fonctionnant pas, j’attends le passage de deux Finlandais en Husky 701 qui me prêtent une pompe à main. Comble de l’ironie, quelques kilomètres plus tard, c’est eux qui seront arrêtés au bord de la route avec un plat… 

Je me donne à fond pour essaye de rattraper comme je peux mon retard quand mon GPS refait des siennes... Je suis condamné à suivre d’autres participants pendant une bonne heure avant qu’il décide de fonctionner à nouveau et de pouvoir rouler à mon rythme. 

Durant les étapes 12 et 13, qui nous mènent à Zamora, puis à Orense, on a perdu près de 10°C, ce qui rend la conduite bien plus agréable. On se fait même une petite incursion au Portugal, où l’on roule sur les crêtes de collines pendant des dizaines de kilomètres. C’est magnifique. 

Ces derniers jours, on traverse de nombreux petits villages où les maisons tombent en ruines et plus aucune âme ne semble y vivre. On dirait que le temps s’y est arrêté il y a un siècle et seuls quelques détails ça et là attestent d’une présence humaine récente. Le contraste est saisissant avec les pistes qui longent les collines où des centaines d’éoliennes, symbole de l’énergie du futur, ont été érigés. 

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L'ultime étape qui nous amène au phare de Finisterre est principalement routière et ne comporte que 50 km de spéciales. Elle est décisive pour ceux qui se battent pour le podium du classement général, car les écarts entre eux sont faibles.

Nous sommes des dizaines de pilotes à ne plus avoir de signal GPS. Etrangement, le problème ne touche que les GPS Garmin. On a d’autre choix que de partir en groupe derrière un pilote dont le GPS fonctionne. 

Pour la première fois depuis l’Autriche, nous avons suffisamment de temps pour nous arrêter et manger. En companie de mes compatriotes Miguel, Dominique et notre ami Renato, on s'offre un excellent plat de poulpe à la Galicienne dans un minuscule restaurant avant de rejoindre Finisterre. 

L’arrivée au phare de Finisterre

Sur les 75 pilotes partis de Pologne, nous sommes 54 à rejoindre le phare de Finisterre, au bord de l’océan Atlantique après un périple de 7'000 km.

Avec 14 étapes d’environ 500 km chacune, la Gibraltar est une course longue et usante. Mon premier sentiment en passant la ligne d’arrivée est du soulagement... Ça y est, on a enfin terminé, je n’ai pas cassé la moto et surtout je ne me suis pas blessé! 

L’équipe des Suisses est complète à l'arrivée de la Gibraltar et on est même sur le podium, que demander de plus ? 

Dominique Durussel gagne la catégorie Motos Anciennes tout en terminant 6ème au général au guidon de sa Honda XR 400 de 1999. Miguel Sousa et moi-même montons sur la 3ème et la 2ème place du podium (11ème et 8ème au général) dans la catégorie Moto 2 au guidon de nos KTM 790 Adventure R respectives derrière l’ancien champion de motocross et de rallye Renato Zocchi, qui réussi l’exploit de gagner la catégorie au guidon d’un scooter Honda X-Adv 750. C'est la première fois que je monte sur un podium et c'est d'autant plus un plaisir de le partager avec deux des personnes avec qui j'ai passé le plus de temps durant cette Gibraltar.

Jmi a réussi son pari, et est à l'arrivée avec nous. Il raconte d’ailleurs ses galères avec beaucoup d’humour et de second degré sur son blog.

La Gibraltar est un magnifique chalenge d’endurance pour les pilotes amateurs qui rêve du Dakar mais qui n'ont ni le niveau technique ni les moyen financiers nécessaires. C’est dur, c’est long, très long, on galère, on se surpasse, on s’émerveille, on en a marre, on a mal au cul, mais on tient le coup parce qu'on veut tous arriver au bout.

Mon niveau a fait un bond en avant en 15 jours de pratique quotidienne. En temps normal, je n'ai jamais l'occasion de rouler autant de kilomètres en tout-terrain. Je ne connaissais pas la 790R et à présent je m'y sens comme si je l'avais toujours eu. Dommage qu'il faille la rendre...

Près de deux mois après la fin de l'aventure, les souvenirs des spéciales, des liaisons et même la chronologie de l'événement se mélangent dans ma tête. Ce qui reste vivide, c'est des souvenirs de la magnifique aventure humaine que fut la Gibraltar. Partager sa passion avec des personnes venues des quatres coins de l'Europe, avec un esprit de compétition mais surtout d'entraide, c'était vraiment génial!

J'en profite pour remercier KTM Suisse et tout particulièrement Patrick Schneuwly qui m'a permis de participer au guidon de la 790 Adventure R! Un grand merci également à toute l'organisation de la Gibraltar pour le travail incroyable qu'ils ont réalisé.

Infos pratiques

  • Site officiel
  • Frais d’inscription Gibraltar Race: 2'300 euro
  • Frais d’inscription Gibraltar Race Express (7 jours): 1'350 euro
  • Ébergement en camping : 300 euro
  • Ebergement en hôtel : 600 euro 
  • Forfais repas matin et soir : 400 euro
  • Offre Bridgestone Battlax AX41: 193 euro pour 2 trains de pneus (transport et montage inclus) 
  • L’organisateur transporte gratuitement une caisse rallye 60x40x32 durant l’évènement.
  • Le transport de la moto n’est pas inclus
  • Une assistance complètement (transport, mécanicien, repas) est possible avec Memo Tours pour 3'395 euro (prix 2019)

Catégories : 

  • Class 1 : cylindrée de plus de 950 cm3
  • Class 2 : cylindrée entre 601 et 950 cm3
  • Class 3 : cylindrée inférieure à 600 cm3
  • Aged bikes : Motos produites avant l’an 2000
  • Women

L'édition 2020 aura lieu du 19 juin au 4 juin 2020 et traversera un partie de l'Europe de l'Est.

David
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