Reportage publié le 21 mars 2018

Moto Tour Series Tunisie 2018 - Le retour de notre rédacteur sur cette première expérience en rallye routier [page 2]

Texte de David Zimmermann / Photo(s) de Islam Hakiri, VIP Motards, DZ, Gabriel bts / Vidéo(s) de Sonia Barbot

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Jour 1 - Monastir-Douze (500km)

La première journée de course commence fort avec un total de 500 kilomètres réparti sur trois liaisons et deux spéciales, en partance de Monastir jusqu’à Douze.

Les départs sont donnés toutes les 30 secondes dans l’ordre de nos numéros. Avec mon numéro 63, je suis loin derrière Miguel (35), mais par hasard je me retrouve entre nos deux autres compagnons de cabine.

Je suis aussi tendu qu’une ficelle de string au départ de la première liaison. Ce n’est qu’après une centaine de kilomètre que je m’arrête pour consulter ma carte de pointage et réaliser qu’il me reste une bonne heure pour parcourir les derniers soixante kilomètres. Ouf, ça va aller !

A la station service, je fais un brin de causette avec mes compagnons de cabine Michel et Frédéric.  Ce dernier en profite pour gicler des participants à leur insu au moyen d’un dispositif qu’il a installé sur sa KTM lui permettant de gicler de l’eau à bien trois mètres depuis un petit tuyau planqué sous son phare. Quel gamin, ha ha ha !

Je me permets d’ouvrir une petite parenthèse explicative pour ceux qui ne sont pas familier avec les règles du rallye routier.

Une liaison est une partie de navigation qui consiste à suivre les instructions du Roadbook sans faire d’erreur et d’arriver dans le temps imparti.

Celui-ci est indiqué sur le carton de pointage qu’un reçoit le matin au moment du départ (par exemple 2h43). Il faut donc pointer au checkpoint à l’heure exacte, c’est à dire pour un départ à 8h30 et 30 secondes, à 11h13 et 30 secondes. Tout pointage en avance ou en retard sera source de pénalité. Ces pénalités seront additionnées aux chronos obtenus dans les spéciales, ce qui n’est pas bon du tout pour le classement, vous vous en doutez bien !

Une fois le contrôle horaire passé, on se range dans la file pour le départ de la spéciale. Ici il n’y a pas d’ordre de départ à respecter. La spéciale est une course de vitesse disputée sur route fermée d’environ quatre à cinq kilomètres où les départs sont également donnés toutes les trente secondes.

Une chute assez impressionnante à signaler lors de la première spéciale, mais le pilote s’en sort indemne, sa Street Triple un peu moins... Le seul équipage en side-car, un couple avec madame au guidon, est également hors course pour cause de carter cassé lors de la liaison. Les routes tunisiennes sont relativement bosselées et pas adaptées pour un sidecar qui est un engin avec une faible garde au sol. D’ailleurs, les gars qui roulent en sportives doivent également déguster ! Je suis bien content des suspensions souples de ma monture. On ne m’enlèvera pas qu’un trail c’est le meilleur compromis pour tout faire.

On enchaine avec la seconde liaison de 140 kilomètres. Le thermomètre affiche plus de 30 degrés. Dans tous les villages, on est accueilli avec un enthousiasme qui fait chaud au cœur par des hordes d’enfants qui veulent nous taper dans la main au passage et qui nous font signe de faire des wheelings…

Après une courte pause de midi, on attaque avec la seconde spéciale. La boîte auto de l’Africa Twin est une petite merveille. En moins de deux jours je suis totalement conquis par le système. Aussi bien en automatique qu’en utilisant les boutons au guidon pour changer les rapports, la boîte est d’une rapidité et d’une douceur exemplaire. Pour les départs des spéciales c’est de la bombe. Je la règle en mode sport 2 et j’ai juste à ouvrir les gaz au max, elle fait le reste. Les rapports passent sans à coup, avec une précision chirurgicale. Bon, ça ne m’empêche pas de me prendre trente secondes dans les dents par rapport aux meilleurs pilotes…

La dernière liaison de 162 kilomètres nous amènera à Douze, dans le même hôtel où j’avais séjourné lors du Tuareg Rallye en 2014, aux portes du désert.


 

Les vainqueurs de la journée par catégories :
Catégorie unlimited : Jeremy Barnoin en KTM SMT
Catégorie <750 : Sonia Barbot en BMW F700GS
Catégorie Tunisie : Tarek Azabou

Le classement du jour des Suisses :
Catégorie unlimited : Jacques Grandjean 5ème, David Vidrequin 25ème, Miguel Sousa 26ème
Catégorie <750 : Guillaume Verdeau 3ème, Julien Lasserre 9ème

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