
Ma première impression en voyant le communiqué de presse était mitigée. Seulement en le lisant plus en détail, je découvre les lignes que le constructeur américain a choisi de suivre pour faire évoluer sa gamme. D'abord, un trail avec un moteur totalement nouveau, peut-être pour gagner en expérience en sortant les équipes de leur zone de confort.
Maintenant, il s'attaque au modèle Sportster, pilier d'entrée de gamme de la marque, dont la version XR 1200 avait bousculé l'univers H-D à l'époque. Deux changements de paradygmes qui sont à remarquer :
Puis, il y a des évolutions techniques qui suivent la tendance du marché. Le moteur est porteur pour remplacer une partie du cadre et rendre l'ensemble plus léger. La moto est aussi plus rigide avec cette construction, une façon de soigner des attentes dynamiques. Seulement, chez Harley Davidson, léger ça reste 228kg en ordre de marche. Le bras oscillant tout comme le réservoir sont en acier.
Au centre du guidon, un compteur rond prend place, mais c'est un écran de 4" de diamètre. Rien d'inédit, mais un choix judicieux pour proposer une connectivité Bluetooth pour la musique, les appels et la navigation au travers de l'application H-D; à condition d'avoir un casque compatible.
Ce qui ne me plait pas dans le look, c'est sans hésiter le pneu avant volé sur un Bobber et les caches de l'échappement haut. On y voit l'inspiration Flat-track mais ça me semble trop intégré. Le support de plaque est trop massif, mais les accessoiristes y apporteront la solution.
En revanche ce que j'aime bien, c'est le bras oscillant en acier tubulaire, minimaliste et fonctionnel. La selle et la partie arrière sont bien dessinées, les jantes j'adore. Le phare à LED Daymaker de la Fatbob est parfait pour la face avant de la Sportster S. Les carters moteur avec la finition Chocolate Satin sont des détails visuels sport et chic.
Pour mettre la nouvelle Harley en mouvement, le moteur de 1'252 cm3 sort 122 ch mais surtout 125 Nm de couple à 6'000 tr/min (rupteur à 9'500 tr/min). Il y a plus de 150 ch dans la Pan America, mais le constructeur a privilégé le couple sur une courbe pratiquement plate. Les liaisons au sol Showa se connectent à des roues avec des pneus Dunlop Series GT503.
Le tout est freiné par un simple disque de 320mm de diamètre à l'avant. La dernière moto du genre que j'ai testé avec un seul disque, c'était la Triumph Bonneville 1200 Bobber (2017), laquel leest ressortie en version Black deux ans après pour corriger le problème de freinage jugé sous-dimensionné.
La hauteur de selle réduite (755 mm) devrait rendre la Sportster accessible à un grand nombre de motards. Si la position des pieds en avant les rebute, la conversion pour avoir les pieds en position médiane est déjà au catalogue des accesoires. On y trouve aussi des poignées chauffantes dont les câbles sont posés d'usine, un saute-vent, un pack confort passager, une selle confort et des rétroviseurs normaux pour remplacer ceux d'origine en bout de guidon.
Trois couleurs sont proposées : noir (Vivid Black), blanc mat (Stone Washed White Pearl) et un rouge brique vernis très sombre (Midnight Crimson; ma préférée). Visible au mois de septembre chez les revendeurs, elle sera affichée dès 17'850.- Fr. Un tarif qui prend l'ascenseur pour la nouvelle entrée de gamme H-D, pour un modèle certes entiérement nouveau.