Reportage publié le

Hard Alpi Tour Extrême - 36h de tout-terrain dans le Piémont italien

Texte de David Zimmermann / Photo(s) de Fotografica Sestriere, M. Souza & D. Zimmermann
Imprimer cet article

Après deux participations consécutives au Hard Alpi Tour en 2014 et 2015, je m’étais juré qu’on ne m’y reprendrait plus ! Magnifique mais très éprouvant, surtout quand après 30 heures de conduite, il faut encore se farcir 5 heures d’autoroute sur un monocylindre poussif pour rentrer à la maison.

Alors comment expliquer que je me retrouve non seulement inscrit à cette 8ème édition mais pire encore, dans la catégorie "Extrême" qui consiste en un itinéraire de 36h à la place des 24h ?

La faute est à mettre sur le dos d’un certain Miguel que j’ai rencontré lors de l’édition 2015 et qui m’a proposé de joindre son team pour la version "Extrême". J’allais bien évidemment lui répondre poliment que je ne suis pas complètement masochiste, quand je reçois à peu près à la même période un e-mail des organisateurs.

Cette année, ils ont eu la brillante idée de commencer le HAT extrême le vendredi à minuit, c’est à dire 12h avant le HAT "Classic", de sorte à ce que tout le monde finisse en même temps à Sestrières. Avouez que c’est quand même bien plus sympa que de s’attaquer aux 12 heures restantes le dimanche soir, et terminer le HAT Extrême le lundi matin, comme ce fut le cas lors des deux premières éditions !

Pris dans un moment de faiblesse, j’ai cédé et je me suis inscrit...

Les préliminaires

Nouvelle édition signifie forcément nouvelle moto pour moi. L’élue sera cette fois une Yamaha XT600 Ténéré de 1986, la moto de tous mes fantasmes quand j’étais encore trop jeune pour rêver des filles ! Elle fête ses 30 ans cette année et traîne depuis deux ans dans mon garage avec un joint de culasse en rade. Je l’avais achetée en vue de ma première participation au HAT en 2014 avant de découvrir ce problème à une semaine de l’événement et d’avoir récupéré à la dernière minute la moto d’un pote pour y participer.

Cette année, j’ai juste eu le temps de finir le boulot avec la précieuse aide de mon paternel et de l’immatriculer à peine deux semaines avant l’événement.

Une paire de cale-pieds larges, des pontets pour rehausser le guidon, un support GPS, ma sacoche de réservoir Enduristan Sandstorm 4H, un sac SW Motech  ainsi qu’un ultra-puissant phare à LED et l’affaire est jouée. J’embarque avec moi tout le nécessaire pour réparer une crevaison (chambres à air de réserve et compresseur 12V compris) ainsi qu’un sac de couchage, un matelas, et des habits chauds. Au total environ 10 kilos de bagages.

Vendredi 08h30 - Départ pour le Piémont

Debout à 08h30, je me bats avec mon GPS qui me fait quelques misères de dernières minutes. C’est finalement à 10h00 que je mets les voiles sous un soleil radieux au guidon de ma Ténéré qui n’a roulé qu’une cinquantaine de kilomètres depuis qu’on a soigné ses petits soucis d’incontinence de culasse... Je ne vous cache pas que je suis un peu tendu au début.

A 15h00, j’arrive à la bourre à notre rendez-vous à Garessio, soit une heure avant la clôture des inscriptions. Les autres sont déjà sur place depuis un bon moment. Dans notre team franco-suisse, il y a donc Miguel, le seul que je connaisse, avec sa R1200 GS Adventure, Jean-Paul avec sa magnifique BMW HP2 et Jérôme en Super Ténéré 750, la grande sœur de la mienne. On roulera avec un deuxième groupe de trois Français, Romuald, Pierre et Pascal, tous en R1200 GS.

Le briefing a lieu vers les 20h00 suivi par un bon souper, histoire de partir le ventre plein pour cette longue nuit. En 2015, il n’y avait que 38 participants contre 110 pour cette troisième édition de l’extrême. Au départ de cette édition, les légendes italiennes du Dakar comme Roberto Boano et Alex Botturi mais également des pilotes actuels comme Jacopo Cerutti et Livio Metelli. A noter également la présence du team allemand vice champion du GS Trophy 2016 en Thaïlande.

Vendredi 23h30 - Départ du HAT Extrême

Après avoir poireauté une bonne partie de la journée, c’est enfin le moment d’envoyer des gaz ! A 23h45, on est dans les 20 derniers à prendre le départ à cause de notre inscription tardive. Miguel en première position donne le rythme, et au fur et à mesure que la nuit avance on rattrape du monde. Ce n’est pas forcément toujours facile de rouler en groupe, mais dans notre cas je n’ai rien à redire, le rythme est parfait pour moi.

Pages de l'article :

Pages

Suivez AcidMoto.ch !

Pétition AcidMoto.ch

Plus d'articles Moto

Essai Yamaha YZF-R6 2017 - Le retour de la reine dans le bal Supersport
Ils l'attendaient ! Qui ? Les fans de 600 supersport naturellement... Car oui, les petites R6 millésime 2006, puis 2008 et 2010...
Aprilia Face the Race - Reçois ton équipement à l'achat d'une Aprilia
Durant tout le mois d'avril, Aprilia vous propose de vous équiper d'une combinaison cuir Gimoto ou d'une veste pour l'achat d'un V4 ou d'une 125cc.
Présentation des nouveautés Suzuki et apéro chez MM Ride à Thônex (GE)
Après l'essai de la nouvelle GSX-R 1000 le week-end dernier, c'est la gamme entière de Suzuki qui est à l'honneur ce samedi 25 mars de 9h00 à 16h00 chez MM Ride à Thônex.
Une journée sur le tracé de l’Anneau du Rhin avec Yamaha Suisse
Jeudi passé, nous avons eu l’occasion de profiter de la gamme quasi complète de Yamaha sur le tracé de l’Anneau du Rhin. Le but ? Présenter les modèles qui seront sur le marché pour l’année en cours. Retour sur l’expérience.
Honda CBR250RR – Va y avoir du sport chez les p'tites cylindrées
On ne cesse de vous répéter que les marché des petites sportives à le vent en poupe, pour preuve, le premier constructeur mondial vient de dévoiler au salon d'Osaka sa nouvelle petite bombe : la CBR250RR qui se double d'une version course développée par le HRC.
Que se passe-t-il dans un moteur à 4'000 images par seconde ?
Lorsqu'on pratique notre passion nous avons tous un moteur entre les jambes, et peu importe le nombre de cylindres, on peut se demander ce qu'il s'y passe exactement ? La réponse en 4'000 images par seconde.

Recherche

Hot news !

Essai Yamaha MT-10 Tourer Edition et SP - Pack grand tourisme et roadster high-tech
Pour un fana de technologie, la R1M est le saint Graal. Pratiquement tout est réglable du contrôle de traction au rebond de l’amortisseur. Pour la route, c’est difficilement exploitable, mais maintenant avec la MT-10 SP vous aurez une arme sur route et sur piste. Plus envie de voyage? Le pack Tourer vous attend !
Essai Yamaha T-Max, SX, DX - Rafale de maxi-scooters
Le leader incontesté du segment maxi-scooter se renouvelle pour garder la mainmise sur ses 50% de part de marchés. Décliné en 3 versions : standard, SX et DX, à vous de savoir s’il vous faut que l’essentiel ou un exemplaire équipé comme une routière grand tourisme.
Essai Honda X-ADV - Un savant mélange des genres
On connaissait les SUV dans le milieu automobile, ces véhicules capables de tracer le ruban autoroutier, de s’aventurer hors des sentiers battus comme d’arpenter la jungle urbaine… et voici que Honda déboule à l’automne dernier avec son X-ADV, un véritable SUV à deux-roues !
Essai KTM 1290 Super Adventure S - Pas le temps pour le paysage
Déjà connue sur la planète moto, la 1290 Super Adventure était jusqu’alors une routière long courrier à l’embonpoint handicapant qui essaye de donner le change à une allemande du même gabarit.
KTM Duke 790 – Prête à débarquer sur nos routes
Vous vous souvenez de la vidéo de présentation de la future Duke 790 ? Une bête toujours en travers avec le pneu qui fume ? C'est elle ! Et la version quasi définitive vient d'etre surprise lors d'un roulage.
Essai KTM 1090 Adventure - Puristes dans le viseur
Souvent citée en exemple de polyvalence, une certaine GS attire les convoitises de nombreux constructeurs. Dans son domaine elle fait la loi, les seules places restantes autour d’elle sont réservées à un segment inférieur ou des modèles plus spécialisés. La 1090 Adventure se place un peu en retrait point de vue technologique mais se concentre à procurer le maximum en regroupant l’essentiel.

Liens Partenaires