
Cette année, les 3 diapasons ont mis sur le marché deux modèles de poids, je pense à la MT-07 et la MT-09. Les changements ont été nombreux et pour la seconde nommée, ce fût des modifications drastiques ! Esthétiquement c'était le désarroi. Cette nouvelle face avant reconnaissable entre mille laisse des traces. Qu'à cela ne tienne, la MT-10 a aussi droit à son nouveau look et une face d'insecte encore inédite. L'oeil entrainé y verra les feux de la R1 directement sorti du stock et pour les sourcils LED on peut y trouver un faux air de Streetfighter V4, avec la petite pointe entre les phares, vous ne trouvez pas ?
Le look se veut évidement compact, minimaliste, très brut. Ceci rend visible bien des cables et des durites ainsi qu'un radiateur d'huile. Le klaxon semble toujours posé au dernier moment, en dépit du look. Enfin les commodos au guidon accusent le poids des années et l'ajout successif de bouton les ont rendus de moins en moins digestes. Je souhaiterais sincèrement voir une refonte complète de ces pièces dans un avenir proche.
Revenons à la partie mécanique. La MT-07 a entrainé l'apparition de la R7, avec au final peu de pièces en commun. La MT-09 s'est muté en XSR 900 la semaine passée en profitant à fond de ses innovations. Qu'en est-il de la MT-10, alors que la R1 2020 était clairement au-dessus de sa devancière (dédicace à Bryan C. pour l'info !) ?
Elle prend 5.5 ch. à la version précédente mais reste à 34 cv de la R1 avec 165.9 cv à 11'500 tr/min. Comparativement, elle se place au niveau de la BMW S1000R, en tête des autres japonaises, mais face aux italiens et aux autrichiens, elle est en retrait niveau puissance. Quant au poids de 212 kg en ordre de marche, c'est 4 de plus que l'allemande.
Si on se rappelle ce que voulait dire MT au départ, "Master of Torque" on s'attend à une déferlante de couple de la part du moteur. 112 Nm, c'est le sommet atteint par la courbe... Ce sera toujours une faiblesse de l'architecture du 4 cylindres en ligne.
Parmi les réjouissances, le roadster emprunte la conception deltabox du châssis de la R1 qui rend le moteur CP4 porteur, tout comme son freinage copié collé de celui de la sportive. Le système QSS de shifter bidirectionnel est monté en série ainsi que la ligne d'échappement avec collecteur et silencieux en titane.
La centrale IMU mise à jour est accompagnée du limiteur/régulateur de vitesse YVSL, des modes de conduites recalibré de PWR-1 (agressif) à PWR-4 (pluie), un contrôle de traction désormais sensible à l'inclinaison de la moto, un système de contrôle de la glisse de la roue arrière (SCS) mais aussi du soulèvement de la roue avant (LIF) et enfin la gestion du frein moteur (EBC). Le Yamah Ride Control (YRC) englobe tous ces paramètres pour créer un ensemble de réglages prédéfini par le pilote.
Les éléments de suspensions sont issus du partenaire de la marque KYB, avec une fourche ø 43mm et un amortisseur tout deux entièrement réglables. En attendant les éléments Öhlins EC sur une hypothétique MT-10 SP (Viendra ? Viendra pas ?).
Les livraisons en Europe devraient commencer en février, pour un prix pas encore fixé. Les 3 couleurs proposées sont Icon Blue et Tech Black, deux valeurs sûres de la gamme, mais également en Cyan storm avec ces jantes turquoise qui me rappellent la CBR 600RR de 2009 et que j'aime beaucoup. Cette couleur Cyan c'est une excentricité pour la MT-10, les autres modèles ayant des jantes plus orange-rouge dans leur livrée Storm fluo.