Il y a neuf ans, Kawasaki présentait la Z1000SX. Cette déclinaison du turbulent roadster Z1000 s’inscrivait comme référence parmi les motos sport-touring du marché. Depuis, génération après génération, elle a évolué et s’est bonifiée. En ce début d’année, Kawasaki dévoile la Ninja 1000SX, la quatrième (et peut-être ultime) évolution.
Cette conséquente mise à jour vient compléter la gamme Ninja (ndlr : modèles pourvus d’un carénage) qui s’étend de la petite Ninja 125 à l’exceptionnelle Ninja H2R.
Bien que le segment des sport-tourers ne soit pas très porteur en Europe, Kawasaki vise le marché nord-américain, là où la Ninja (Z)1000SX excelle et s’affiche en tête des ventes. Aux Etats-Unis, avec près de 12’000 unités écoulées, elle est ni plus ni moins la sport-tourer la plus vendue de ces trois dernières années.
Il va sans dire que cette quatrième évolution a des atouts pour elle et met la barre haute à la concurrence. On découvre ainsi une moto arrivée à maturité, pleine de qualités et quasiment exempte de défauts.
A l’écoute de la clientèle verte, les ingénieurs Kawasaki n’ont pas chômé et ont mis le paquet. Les nouveautés sont très nombreuses. En quelques points clés :
- nouvel écran TFT de 4.3’’ en couleurs avec connectivité Bluetooth
- cartographie moteur retravaillée ainsi qu’admission et arbre à cames revus (moteur conforme à la norme Euro5)
- quickshifter up&down (déconnectable)
- commande des gaz ride-by-wire plus précise
- nouvelle ligne d’échappement
- nouvelle fourche inversée à deux vitesses d’amortissement
- selles pilote et passager plus confortables
- bulle plus large et réglable sur quatre positions
- régulateur de vitesse de dernière génération
- éclairage 100% LED
- design des éléments de carénage revu pour une meilleure canalisation des flux d’air chaud
- ligne d’accessoires complète
- points d’ancrage des valises latérales épurés
- intervalle de service fixé à 12’000km et garantie de quatre ans (sur tous les modèles touring)
- équipée d’origine avec les Bridgestone Battlax Hypersport S22
Ces nouvelles caractéristiques viennent s’ajouter à l’équipement déjà très complet que nous avons découvert avec la troisième évolution de la Ninja 1000SX :
- centrale inertielle à six axes
- système de freinage ABS actif en virage
- contrôle de traction
- embrayage assisté anti-dribble
La Kawasaki Ninja 1000SX offre désormais un équipement complet et ne manque donc de rien. Certains lui reprocheront de ne pas profiter du système de suspensions électroniques semi-actives, à l’instar de la Versys 1000 SE. En a-t-elle réellement besoin ?
Les Verts se sont fendus d’une présentation presse en Andalousie pour démontrer que leur Ninja 1000SX vaut bien le détour. Il est vrai que j’ai quelques a priori quant à la raison d’être de ce style de moto. En effet, la Ninja 1000SX n’est ni un roadster ni une supersportive… mais peut-être est-ce bien là que l’on peut trouver ses avantages ?
Alors, voyons voir !
Plus de 300 kilomètres sont au programme, avec des styles de route très différents, allant du milieu urbain aux virolets de la verdoyante Andalousie.
A prime abord, la moto est pour le moins accueillante : son épaisse selle en deux parties (pilote/passager), sa position de conduite ni trop droite ni trop inclinée vers l’avant, ses commodos au maniement intuitif, son écran TFT recensant toutes les informations nécessaires et même quelques gadgets comme l’affichage de l’angle maximal ainsi que le degré d’accélération/décélération, la possibilité de switcher d’un mode de conduite à l’autre en fonction de l’envie ou de la météo, la connectivité avec le smartphone via l’App Rideology pour recevoir appels et autres messages, ses deux valises d’un volume total de 56 litres pour emporter une quantité généreuse d’effet personnel, …
Quand bien même les informations de route affichées sur l’écran TFT et les possibilités de réglages de la moto sont nombreuses, je me sens de suite à l’aise en naviguant d’un menu à l’autre du tableau de bord. L’App Rideology est de la même trempe et on ne s’y perd pas.
Ce qu’offre l’App Rideology :
- Infos générales : Niveau d’essence, trips journaliers et total, échéance de services
- Données de trajet : Trace GPS
- Téléphonie : Réception des appels et des SMS
- Modes de conduite : Présélection du mode de conduite
Il ne reste qu’à régler la bulle sur l’un des quatre niveaux et je pourrai prendre la route sereinement.






























