Bien que je sois invité chez la dame bolivienne de 85 ans rencontrée sur le salar d'Uyuni, j'ai décidé de loger à l'hôtel Oberland, tenu par un Suisse, et où il est prévu que je retrouve quatre passagers du Grande Amburgo, soit Gladys et Mathieu, français voyageant en Land Rover ainsi que Livia et Yens, de Berne, que j'avais quitté quelques jours auparavant a Sucre. Le lendemain de mon arrivée, nous sommes allés visiter la ville et le marché des sorcières qui propose des foetus de lama séchés. Il paraît que, pendu a rétroviseur, ça porte bonheur ! Nous avons aussi visite le musée de la coca qui s'efforce de démontrer que cette petite feuille n'a rien de nocif, bien au contraire. C'est l'usage qu'en ont fait les occidentaux qui est à condamner.
Le dimanche de Pâques, nous avons organisé une grillade en compagnie de tous les résidents du camping de l'Oberland, a majorité francophone. Nous étions une douzaine de voyageurs dont une famille francaise qui voyage avec leurs deux enfants de 4 et 6 ans dans un camping car et qui ne sont pas prêts de rentrer en France. Il y avait aussi un Equatorien voyageant en Royal Enfield et avec son petit chien équipe de lunettes de motocycliste. Lundi de Pâques, nous sommes, Mathieu, Yens et moi, allés dévaler la route de la mort en VTT. Cette ancienne route, a la funeste réputation, se trouve a plus de deux heures de route de La Paz. On nous a conduits au sommet d'un col la 4700 m d'altitude et puis nous avons attaqué cette mythique descente jusqu'a Coroico, a 1200 m d'altitude. A partir de lla moitie de la descente, on se trouve dans la forêt tropicale avec la douce chaleur que cela implique. Cette route, ou plutôt cette piste caillouteuse de 3,2 m de large, doit son nom aux nombreux accidents qui ont vu des véhicules basculer dans le vide lors de manoeuvres de croisement. Les précipices atteignant parfois 600 m de profondeur, inutile de préciser que les issues étaient fatales. Aujourd'hui, cette route n'est plus utilisée et est surtout fréquentées par des VTTistes, bien qu'il soit encore possible d'y circuler en véhicule a moteur. Chaque année, des VTTistes y laissent leur vie. A ce jour, ils sont au nombre de quinze. Tous les membres de notre groupe sont arrivés sains et saufs et ont recu un T-shirt en souvenir de cet "exploit". J'ai beaucoup apprécié cette descente qui n'est finalemnent pas plus dangereuse que certains passages du Grand Raid et mes deux amis également.
Le mardi 22 avril 2014, j'ai quitté La Paz et mes amis pour me diriger contre Copacabana au bord du Lac Titicaca, encore en Bolivie. Grâce aux données GPS que Mathieu a télécharge dans mon appareil, la sortie de la capitale bolivienne s'est bien déroulée.
Je suis arrivé à Copacabana, d'où je vous écris, en fin d'après-midi après 160 km de route et un passage en bac mythique. Mais cela fera partie du prochain article.
En attendant, je vous envoie mes amicales salutations.
Hasta luego.