Reportage publié le 21 mars 2018

Moto Tour Series Tunisie 2018 - Le retour de notre rédacteur sur cette première expérience en rallye routier

Texte de David Zimmermann / Photo(s) de Islam Hakiri, VIP Motards, DZ, Gabriel bts / Vidéo(s) de Sonia Barbot

Quand Yann, mon rédacteur en chef, me propose de participer au Moto-Tour, la première chose qui me vient à l’esprit c’est les exploits de Serge Nuque que je lisais dans M&M à l’époque. « Purée, mais c’est une course de malade, je vais bouffer les pissenlits par la racine avec mon niveau de bleu-bite !». Et puis bon, d’un autre côté, faire quelques jours de moto au soleil alors qu’ici on déprime avec cet hiver interminable, faudrait être con pour refuser, surtout qu’on me prête même une Africa Twin 1000 pour l’occasion ! Allez, tant pis pour l’ego, let’s go !

Le Moto-Tour était un rallye routier de sept jours qui se courait à travers toute la France avec des épreuves aussi bien de jour que de nuit et des distances journalières parfois très importantes. Avec la nouvelle formule Moto-Tour Series, les organisateurs ont voulu rendre l’épreuve plus accessible en réduisant sa durée, les distances journalières et en choisissant des destinations du sud où le climat est plus agréable. Cette année on a droit à une édition en Tunisie et une édition en Corse. De sérieux arguments pour motiver le peuple. D’ailleurs j’embarque mon pote Miguel dans l’aventure, toujours partant pour de nouveaux défis.

Quelques jours avant le départ, alors qu’il neige chez nous, je prends possession de l’Africa Twin 1000 DCT (version boite auto) prêtée par Honda Suisse. Ils ont monté un dérouleur de roadbook et un tripmaster sur le guidon, deux accessoires indispensables pour le rallye. J’ai même l’honneur d’être le premier Suisse à pouvoir rouler avec les nouveaux pneus Bridgestone Battlax A41, le nouveau pneu « trail » de la marque quelques jours avant que mon collègue Patrick s’envole au Maroc pour le lancement officiel. Si là j’ai pas la pression…

Partis à l’aube par 5 degrés, on arrive au port de Marseille sur les coups de midi. Après une heure déjà, j’avais tellement froid que j’ai prétendu être à court de carburant pour qu’on s’arrête. Ça n’a pas été une partie de plaisir…

Au port, la partie administrative est relativement vite réglée et en attendant d’embarquer dans ce mastodonte d’acier, on rencontre quelques uns de la centaine de participants du Moto-Tour. Je fais connaissance avec un autre Suisse qui s’appelle aussi David et qui habite à 20 kilomètres de chez moi. Décidément, le monde est petit !

Alors qu’on se disait que la cabine n’était pas bien grande, on croit presque à un malentendu lorsque la porte s’ouvre et que deux autres participants rappliquent. En effet, ils ont le même numéro que nous et il y a bien deux couchettes rabattables aux murs…

Michel, 65 ans, participe pour la seconde fois au Moto-Tour Tunisie et Frédéric, la cinquantaine, en est à sa 11ème édition ! Quelle sacrée équipe ces deux joyeux lurons, on n’aurait pas pu mieux tomber !

Entre les repas, le briefing et les rencontres, le temps passe relativement vite sur le bateau. Mon mal de mer légendaire a dû oublier d’embarquer avec moi, parce qu’il m’a totalement épargné.

Frédéric, avec son expérience, nous coache un peu sur les subtilités du rallye routier et franchement c’est à se demander si une discipline avec autant de règles n’a pas été inventée par un Allemand ou un Suisse !

Jour 0 - Marseille-Tunis

Sur le coup des quinze heures, le bateau entre dans le port de Tunis et en une heure on a débarqué. L’organisation du Moto-Tour a fait un super boulot en réglant tous les papiers de douane pour nous et les autorités tunisiennes ont joué le jeu pour que tout se déroule sans embuches.

On se rassemble sur l’Avenue Bourguiba en plein centre de Tunis d’où le départ officiel sera donné en présence de la télévision tunisienne.

Il faut savoir que le Moto-Tour Tunisie fait également office de dernière manche du championnat de rallye routier tunisien et que 17 participants locaux se joignent à nous pour l’occasion.

A 17h30, c’est enfin mon tour de prendre le départ et après 500 mètres je pars déjà dans la fausse direction au premier rond-point, mes compères de cabine me suivant dans mon erreur. Heureusement, le policier qui était posté là me fait de grands signes ! Pff… ça commence bien…

C’est un sacré chaos sur la route et on zigzague entre les voitures et les camions pour sortir du centre de Tunis. On reconnaît vite les participants tunisiens qui, non seulement excellent dans l’art de se faufiler dans ce trafic, mais également pour leurs échappements ultra bruyants et leurs motos sans plaques. Ça me rappelle les motards russes !

C’est sous une fine pluie et de nuit que se fera la liaison d’aujourd’hui, principalement de l’autoroute. Entre les camions sans feux arrières, les véhicules peinant à 60 km/h, les ânes ou encore les mobylettes roulant en sens inverse, il faut être prêt à tout sur l’autoroute tunisienne.
J’arrive à l’hôtel deux heures plus tard, ayant réussi à suivre les instructions du roadbook sans me perdre, c’est déjà très prometteur !

Jour 1 - Monastir-Douze (500km)

La première journée de course commence fort avec un total de 500 kilomètres réparti sur trois liaisons et deux spéciales, en partance de Monastir jusqu’à Douze.

Les départs sont donnés toutes les 30 secondes dans l’ordre de nos numéros. Avec mon numéro 63, je suis loin derrière Miguel (35), mais par hasard je me retrouve entre nos deux autres compagnons de cabine.

Je suis aussi tendu qu’une ficelle de string au départ de la première liaison. Ce n’est qu’après une centaine de kilomètre que je m’arrête pour consulter ma carte de pointage et réaliser qu’il me reste une bonne heure pour parcourir les derniers soixante kilomètres. Ouf, ça va aller !

A la station service, je fais un brin de causette avec mes compagnons de cabine Michel et Frédéric.  Ce dernier en profite pour gicler des participants à leur insu au moyen d’un dispositif qu’il a installé sur sa KTM lui permettant de gicler de l’eau à bien trois mètres depuis un petit tuyau planqué sous son phare. Quel gamin, ha ha ha !

Je me permets d’ouvrir une petite parenthèse explicative pour ceux qui ne sont pas familier avec les règles du rallye routier.

Une liaison est une partie de navigation qui consiste à suivre les instructions du Roadbook sans faire d’erreur et d’arriver dans le temps imparti.

Celui-ci est indiqué sur le carton de pointage qu’un reçoit le matin au moment du départ (par exemple 2h43). Il faut donc pointer au checkpoint à l’heure exacte, c’est à dire pour un départ à 8h30 et 30 secondes, à 11h13 et 30 secondes. Tout pointage en avance ou en retard sera source de pénalité. Ces pénalités seront additionnées aux chronos obtenus dans les spéciales, ce qui n’est pas bon du tout pour le classement, vous vous en doutez bien !

Une fois le contrôle horaire passé, on se range dans la file pour le départ de la spéciale. Ici il n’y a pas d’ordre de départ à respecter. La spéciale est une course de vitesse disputée sur route fermée d’environ quatre à cinq kilomètres où les départs sont également donnés toutes les trente secondes.

Une chute assez impressionnante à signaler lors de la première spéciale, mais le pilote s’en sort indemne, sa Street Triple un peu moins... Le seul équipage en side-car, un couple avec madame au guidon, est également hors course pour cause de carter cassé lors de la liaison. Les routes tunisiennes sont relativement bosselées et pas adaptées pour un sidecar qui est un engin avec une faible garde au sol. D’ailleurs, les gars qui roulent en sportives doivent également déguster ! Je suis bien content des suspensions souples de ma monture. On ne m’enlèvera pas qu’un trail c’est le meilleur compromis pour tout faire.

On enchaine avec la seconde liaison de 140 kilomètres. Le thermomètre affiche plus de 30 degrés. Dans tous les villages, on est accueilli avec un enthousiasme qui fait chaud au cœur par des hordes d’enfants qui veulent nous taper dans la main au passage et qui nous font signe de faire des wheelings…

Après une courte pause de midi, on attaque avec la seconde spéciale. La boîte auto de l’Africa Twin est une petite merveille. En moins de deux jours je suis totalement conquis par le système. Aussi bien en automatique qu’en utilisant les boutons au guidon pour changer les rapports, la boîte est d’une rapidité et d’une douceur exemplaire. Pour les départs des spéciales c’est de la bombe. Je la règle en mode sport 2 et j’ai juste à ouvrir les gaz au max, elle fait le reste. Les rapports passent sans à coup, avec une précision chirurgicale. Bon, ça ne m’empêche pas de me prendre trente secondes dans les dents par rapport aux meilleurs pilotes…

La dernière liaison de 162 kilomètres nous amènera à Douze, dans le même hôtel où j’avais séjourné lors du Tuareg Rallye en 2014, aux portes du désert.


 

Les vainqueurs de la journée par catégories :
Catégorie unlimited : Jeremy Barnoin en KTM SMT
Catégorie <750 : Sonia Barbot en BMW F700GS
Catégorie Tunisie : Tarek Azabou

Le classement du jour des Suisses :
Catégorie unlimited : Jacques Grandjean 5ème, David Vidrequin 25ème, Miguel Sousa 26ème
Catégorie <750 : Guillaume Verdeau 3ème, Julien Lasserre 9ème

Jour 2 – Douze - Tataouine (440km)

Au programme de cette deuxième journée au départ de Douze, trois liaisons et cinq spéciales pour un total de 440 kilomètres et une arrivée à Tataouine.
La grande surprise ce matin c’est de revoir Christopher Auzoux, le gars qui s’était crashé en Street Triple sur la première spéciale la veille.
Après quelques coups de téléphone, les motards tunisiens ont réussi à lui trouver une jante d’occase à Tunis et à la faire transporter jusqu’à Douze pendant la nuit. Ils l’ont montée le matin avant le départ et il est à nouveau dans la course ! Tout ça pour moins de cent euro, transport et montage inclus. On n’ose même pas rêver d’un service pareil chez nous, surtout un dimanche matin !
Le side-car est également à nouveau dans la course après une réparation du carter pendant la nuit à la pâte deux composants. Ils se sont couchés à trois heures du mat.

Quand j’arrive à la première spéciale, après une liaison sans grand intérêt, une cinquantaine de participants sont en train d’attendre, ce qui n’est pas bon signe...
Il y a eu trois chutes et le temps que les blessés soient évacués et que la course reprenne, on passe une bonne heure et demie à attendre sous un soleil de plomb. Avec mon teint de blanc-bec, j’hériterais d’un joli coup de soleil sur le pif, de quoi me donner un air de drapeau suisse inversé…

Un mal pour un bien, j’ai le temps de taper la causette avec quelques participants tunisiens qui me font réaliser à quel point il est difficile d’être motard chez eux. Ils n’ont aucun importateur officiel et doivent acheter des véhicules à l’étranger et se coltiner des taxes d’importations  énormes qui doublent le prix des motos. Par contre, en Tunisie au niveau du code de la route, les motards sont largement plus chanceux que nous.

J’attaque la première spéciale avec prudence, un peu refroidi par ces accidents. Force est de m'avouer qu’elle est vraiment chouette et que je commence à me prendre au jeu. Les 4.5 kilomètres sont une succession de virages, de dos d’ânes et même d’une section recouverte de gravillon. C’est très piégeur et je me garde une bonne marge de sécurité.

Au terme d’une magnifique liaison, on se retrouve au départ de la seconde spéciale qui se court sur le même tracé. J’améliore mon temps de 8 secondes en prenant un plaisir monstre. La troisième spéciale est annulée suite à une nouvelle chute.
C’est une journée noire pour les pilotes helvétiques puisque Julien Lasserre et Jacques Grandjean chutent les deux durant la liaison. Le premier a un poignet cassé et le second une omoplate. Vraiment dommage pour eux car ils étaient bien classés.

La pause de midi a lieu à Matmata, dans les anciens décors du film Star Wars, un des hauts lieux touristiques de la région. On mange dans une des maisons utilisée pour le film, maintenant transformée en restaurant. Il fait bien frais c’est agréable.

On enchaîne avec une nouvelle liaison tout aussi plaisante que ce matin. Par moment on se croirait presque en Arizona. Les paysages dans la région de Matmata sont beaucoup plus impressionnants et variés qu’hier.

Les deux spéciales suivantes auront lieu sur un nouveau tracé, un peu plus court que le premier, mais tout aussi intéressant. Je vous propose d’embarquer avec la championne française des rallye routiers, Sonia Barbot, au guidon de sa F700 GS. Seule motarde en course, elle est d'ailleurs classée dans le top 3 de sa catégorie.


Les vainqueurs de la journée par catégories :

Catégorie unlimited : Jérome Putin en Triumph Street Triple
Catégorie <750 : Christophe Oveney en Husaberg FE 450
Catégorie Tunisie : Tarek Azabou

Le classement du jour des Suisses :
Catégorie unlimited : Miguel Sousa 15ème, David Vidrequin 16ème, moi je suis 38ème
Catégorie <750 : Guillaume Verdeau 2ème

Jour 3 – Tataouine-Tataouine (430km)

La bonne nouvelle, c’est que ce matin on ne doit pas plier bagages puisqu’on va dormir ici à nouveau ce soir.
J’ai trouvé mon rythme de croisière sur le rallye, qui consiste à ne pas prendre de petit déjeuner pour se lever le plus tard possible, mettre le roadbook sur la moto au dernier moment en me maudissant de ne pas l’avoir fait directement la veille en rentrant et contrôler cinq fois mon heure de départ pour être sur de ne pas avoir de pénalité ! Miguel qui est bien avant moi dans le classement est déjà parti quand j’arrive dans le parc.

Ce matin on ne tourne pas autour du pot ! Après une magnifique liaison de seulement 40km, on est déjà sensé attaquer la première spéciale. L’attente est à nouveau longue à cause d’une chute. 

Si trois personnes travaillent à plein temps toute l’année pour le Moto-Tour, sur l’événement lui-même, il y a facilement une cinquantaine de personnes, des français et des tunisiens qui contribuent au bon déroulement du Moto-Tour. Officiels, commissaires, médecins, personnel s’occupant des check points, photographes et j’en passe, tout ce petit monde est là pour qu’on puisse se faire plaisir et on est toujours accueil avec le sourire et la bonne humeur.

Les autorités tunisiennes ont également pris cet événement au sérieux, comme on peut le voir par la présence policière importante sur les carrefours le long des liaisons.

La spéciale est magnifique, mais à nouveau très technique. Des virages en équerre, des dos d’âne où on n’a pas la moindre idée de ce qui nous attend derrière, un revêtement changeant. Bref tout ce qu’il faut pour nous rendre la vie difficile. D’ailleurs après la première chute, les commissaires ont mis des panneaux à plusieurs endroits pour signaler les dangers.

Après une liaison de 120 kilomètres on se retrouve au départ de la seconde spéciale, qui est en fait le même tracé que la première. Malheureusement, il y a eu une nouvelle chute. L’attente est longue, surtout qu’il fait 32 degrés et qu’il n’y a qu’un ou deux arbres rachitiques qui projettent une ombre bien insuffisante pour tout ce petit monde.

J’attaque la seconde spéciale plus serein puisque j’ai déjà pu la parcourir une fois. Malgré la concentration, je ne peux m’empêcher de reconnaître avec effroi la MV Agusta Rivale d’un pilote tunisien détruite dans le bas côté de la route… J’avais justement discuté avec lui la veille, partageant la même passion pour cette marque italienne… Heureusement, il s’en tire relativement bien au vu de l’état de sa moto.

Parti juste après moi, mon compagnon de cabine Michel a chuté également. Il s’en tire avec une clavicule et un pied cassé, le pauvre.

L’organisation décide d’annuler la troisième spéciale et envoie tous les participants directement vers le restaurant pour le repas de midi. On arrive au resto sur le coup des 16 heures juste le temps d’avaler une soupe froide et une salade avant de repartir pour la prochaine spéciale.

Cet après-midi encore, en raison des retards accumulés, la dernière spéciale doit être annulée. C’est un peu frustrant toutes ces spéciales annulées depuis hier, mais en même temps vu la centaine de participants que nous sommes, il serait difficile de faire autrement.

Guillaume Verdeau doit abandonner suite à des problèmes mécaniques. Nous ne sommes plus que trois Suisses encore en course.

Les vainqueurs de la journée par catégories :
Catégorie unlimited : Jérémy Barnoin en KTM SMT
Catégorie <750 : Christophe Oveney en Husaberg FE 450

Le classement du jour des Suisses :
Catégorie unlimited : Miguel Sousa 13ème, David Vidrequin 14ème, moi je suis 34ème

Jour 4 – Tataouine – Hammamet (560km)

Pour cette dernière journée du Moto-Tour Tunisie, le départ du premier pilote est donné à six heures du matin. Au menu, trois liaisons et deux spéciales pour une distance de 560 kilomètres.

La première liaison de 125 kilomètres était magnifique, à la haute de celles des deux derniers jours avec une mention spéciale pour la magnifique petite ville de Toujene entre Tataouine et Matmata. Les spéciales sont très différentes aujourd’hui.

La première est beaucoup plus rapide, avec un excellent bitume et des larges virages. Du pur bonheur pour ceux qui roulent en sportives, ils peuvent enfin profiter de leur avantage de puissance.

La dernière spéciale est piégeuse. Sur toute sa longueur, elle est recouverte d’une fine couche de sable qui la rend très glissante. Je sens mon ABS s’activer à plusieurs reprises et surtout le Traction Control que j’avais laissé au maximum.

La liaison finale jusqu’à Hammamet sera longue et ennuyante, mais ça fait partie du jeu, il faut bien remonter vers le nord. Après 560 kilomètres, on arrive à l’hotel Lella Baya à Hammamet, un hôtel incroyable qui semble tout droit sorti d’un dessin animé de Disney.

Apéro, souper, gala, remise des prix et discours de clôture la dernière soirée sera très sympa. Mon pote Miguel est super bien classé et on parle déjà de refaire quelque chose de similaire l’année prochaine.

Ce que je trouve génial en observant le classement général (toutes catégories confondues), c’est à quel point il n’est pas lié à la cylindrée ou la puissance des motos. En 5ème place on trouve une Husaberg 450. Nul besoin d’une bécane dernier cris ultra puissante pour venir se faire plaisir sur le Moto-Tour. Le papi en CB500 ou le concurrent qui fini en 31ème position au général au guidon d’une Transalp 600 en sont d’excellentes preuves. Aussi bien un pilote chevronné qu’un pur amateur peut y trouver son compte dans un événement comme le Moto-Tour.

Les vainqueurs de la journée par catégories :
Catégorie unlimited : Franck Coudert en Ducati Multistrada
Catégorie <750 : Christopher Auzoux en Triumph Street Triple

Les vainqueurs du Moto-Tour par catégories :
Catégorie unlimited : Jérémy Barnoin en KTM SMT
Catégorie <750 : Christophe Overney en Husaberg FE 450

Les Suisses au classement général :
Catégorie unlimited : Miguel Sousa 11ème, David Vidrequin 20ème, votre serviteur 30ème

Retrouvez les classements détaillés ici.

Le mot de la fin :

Le Moto-Tour c’est une course, mais ce que j’en retiens au final, c’est surtout une fantastique aventure humaine. Il n’y a pas de grosses têtes ou de gens qui se prennent trop au sérieux ici. Même si certains sont là pour faire des résultats, l’ambiance reste bon enfant et l’entraide est toujours de mise. Le genre de mentalité qu’on aimerait voir ailleurs aussi.

Après 3'200 kilomètres au guidon de l'Africa Twin DCT je dois malheureusement la rendre. Aussi bien pour sa position de conduite, sa facilité de prise en main, le confort de ses suspensions sur les routes tunisiennes et surtout le DCT, c'était un excellent choix pour le Moto-Tour. Seuls reproches, une bulle qui provoque d'énormes turbulences dans le casque sur l'autoroute et l'absence de poignées chauffantes qui m'auraient été diablement utlile à l'aller. Les Bridgestone A41 étaient à la hauteur sur ces revêtements très variés. ils ont un excellent grip et se comportent de de façon très neutre. Après 3'200km ils ne montrent quasiment pas de signe d'usure. 

Je tiens à remercier tout particulièrement les personnes suivantes :
Florian Bousquet et Honda Suisse pour le prêt de la moto, le montage du matériel de rallye et les excellents pneu Bridgestone A41.
Nadja Nasdala et Red Point Gear pour l’équipement et ses précieux conseils.
Perrine Boland du Moto-Tour pour l’invitation et son excellent support.
Miguel, pour toujours être partant à se lancer dans des nouveaux défis avec moi.

Un grand merci aux organisateurs et bénévoles sans qui un événement pareil ne serait pas possible. Bravo, vous avez fait un travail fantastique !

La suite des Moto-Tour Series :

La prochaine étape des Moto Tour Series aura lieu en Corse du 9 au 13 mai. Vous trouverez toutes les informations ici.

Pour les personnes intéressées à participer au Moto-Tour Tunisie l’année prochaine, voici un petit récapitulatif des coûts :

Inscription avec pension complète et ferry: 1’500 euro
Licence FFM : 100 euro
Timbre inter : 185 euro
Argent utilisé sur place (essence + boissons) :100 euro

Total : 1'885 euro

A ces coûts il vous fait rajouter un dérouleur de roadbook et un tripmaster. Vous trouverez tous le nécessaire sur des sites spécialisé comme par exemple Owaka ou F2R. Le Tripmaster est un confort indéniable mais vu son coût, un compteur de vélo ou un trip journalier peuvent faire l’affaire également.

A notez qu’il existe une alternative numérique au dérouleur de Roadbook très intéressante. L’IZ Roadbook a été développé par un Franco-brésilien et était utilisé par plusieurs compétiteur lors du Moto-Tour.

David
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