Article du 19 février 2020

27ème édition du Salon du Deux Roues de Lyon du 13-16 février 2020 - Les perles en photos

Texte de Phoukham / Photo(s) de Phoukham

Congruence des calendriers; au moment même où le Salon du Deux Roues et le Carole Nash MCN London Motorcycle Show 2020 ferment leurs portes du côté de Lyon Eurexpo et de Londres, respectivement, celui de Swiss-Moto ouvre les siennes à Zürich.

Pour Lyon, les chiffres parlent d’eux-mêmes car, avec plus de 400 exposants sur plus de 100 000m² répartis sur de multiples halles dediés aux expositions en tous genres, le salon avait donc de quoi accueillir du (beau) monde.

Et il a fait le plein. Assurément.

Et pas seulement en terme de spectateurs, dont le nombre grandissant au fil des années reflète l’immense succès populaire (plus de 62 000 visiteurs l’an dernier, chiffres 2020 à venir). Il y a eu en parallèle un succès marketing et commercial, et les plus grandes marques qui y étaient présentes ne se sont pas rompées : BMW, Ducati, Harley-Davidson, Honda, Husqvarna, Indian, Kawasaki, KTM, le groupe Piaggio, Suzuki, Triumph, Yamaha, Zero, pour ne citer qu’eux. Mais il y a eu aussi les équipementiers et accessoiristes (Dainese/AGV, Shoei, Arai, HJC, Roof, Schubert, Hornig, SW-Motech, Wunderlich, etc), les voyagistes, les assureurs, les circuits, les journaux moto, les événements (24h du Mans, le Bol d’Or, etc), les associations, des teams sportifs venus montrer leurs nouvelles gammes, leurs propositions ou partager tout simplement leur passion et leur impatience de voir la saison 2020 commencer. Sans compter les pilotes, du plus humble aux plus capés (G. Agostini, L. Baz, F. Foray, R. Laconi, J. Zarco, et j’en oublie…).

Le hall d’entrée, d’emblée, donne le tournis. On est accueillis par les modèles ou les répliques de motos immortalisés au cinéma, présentés dans leurs écrins de moquettes et d’affiches.

Puis les motos anciennes, les premières, celles du tout début, du début du siècle dernier. Avant d’arriver dans l’enceinte, dans le dôme. Et là, il y en a eu pour tous les goûts, pour tous les passionnés de deux roues : du café racer en passant par les anciennes (voire les très anciennes), l’enduro, le trial ou encore les scooters et l’électrique, le salon est ouvert à tous les passionnés…

Dix grand moments ou coups de coeur, que je vais tenter de vous résumer ci-dessous :

  1. Les retrouvailles avec les motos que j’ai pu essayer depuis octobre. Une connexion s’est créée entre elles et moi, émoi, émois… Bizarre de voir autant de monde grimper sur « mes » Street Triple RS, Z650, F900R, F900XR, Thruxton RS, Super Duke 1290 R. Sans compter « ma » Speed Triple RS.
  2. Des regrets, en croisant le regard de la Voxan Café Racer. Voxan, marque française dont le destin fut scellé en 1999. Une ligne pure, harmonieuse et atemporelle. Quelle beauté ! Quel gâchis…
  3. Le moment exact où le Roi Ago a démarré sa moto de course (une MV Augusta, je ne sais plus de quelle année) – j’ai dû perdre la moitié de mes capacités auditives, tout comme le public présent autour du podium ! L’immense halle doit en trembler encore.
  4. Les 65 ans de Yamaha, avec leurs modèles emblématiques qui étaient présentés (RDLC 500 V4, RDLC350, TDR 240, VMAX, R1, etc)
  5. Les TZ Club avec les magnifiques 65 TZ pour célébrer l’événement cité plus haut, les 65 ans de Yamaha.
  6. Moi Bosley, j’y ai rencontré Charlie et un trio magique de drôles de Dames: merci donc à Rony, Julie Wood, Margaux Wanham et Jennifer Berger, oui, « notre » Jennifer, pour leur disponibilité.
  7. Ce Salon est aussi le lieu propice pour un sport de saison : la chasse aux trésors, la chasse aux sponsors, le bouclage des budgets pour la saison à venir.
  8. La présence renforcée des constructeurs asiatiques (coréen et chinois notamment) qui visent des parts de marché et une montée en gamme, avec Hyosung, Zontes, puis Masai et Zongshen.
  9. Beaucoup de passion, d’animations (démonstration de stunt, essais en circulation ou sur une piste en terre avec des GS850/T7/Tiger en test, courses d’enduro, podium central, un grand marché de l’occasion, etc)
  10. Beaucoup de jeunes (moins de 30 ans…), voire de très jeunes, intéressés aussi bien par les débuts de gammes que les hypersports et les gros roadsters. Une jeunesse passionnée donc et (auto-)critique, cela augure de belles choses. Définitivement.

L’engouement populaire et celui des passionnés et des professionnels pour le Salon du Deux Roues de Lyon est tel que qu’ils amènent le constat suivant et posent une question récurrente.

Ce Salon, aux portes de Genève et dans la Capitale de la Gastronomie, transpire le dynamisme et la passion de la moto sous toutes ses formes : par son dynamisme, sa passion, sa fréquentation, il se pose désormais comme le premier de France. Et, par la même occasion, il se positionne potentiellement comme le deuxième en Europe, après Milan.

Quel est donc l’avenir pour les autres salons, plus classiques dans leurs formes et organisations, sur des marchés plus petits ? La question se pose.

En attendant, on vous propose un retour en images sur un succès annoncé (et vécu) - les « perles » du Salon en quelque sorte.

Avant de prendre la direction de Zürich et de sa (grande) Messe, ce weekend.

Foux Foux
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