
Son plan de bataille, nommé « More Roads to Harley-Davidson », soit « Plus de routes qui mènent à Harley Davidson », prévoit une stratégie accélérée avec des investissements portés à 550 millions de dollars visant à redynamiser ses activités tout en accélérant le rythme de croissance de l’entreprise (ouf!).
Le but est donc clairement de maintenir sa position actuelle de leader sur les segments Custom, Cruiser et Touring, tout en s’ouvrant à de nouveaux marchés, comme celui du trail, du roadster ou de la moto électrique.
Il s’agit également de faciliter l’accès à la marque, avec des nouvelles concessions dans les centres-villes, plus petites et plus urbaines, ainsi qu’avec des outils digitaux permettant d’intégrer les concessionnaires au cœur de « l’expérience Harley-Davidson » comme aime le souligner la marque américaine.
Harley-Davidson compte donc continuer à faire évoluer technologiquement sa gamme actuelle afin de coller au plus près des exigences de sa clientèle, et va développer certains modèles spécifiques pour élargir son offre :
- Un premier modèle axé Adventure Touring, nommé Pan América, sur une base de 1250cm3
- Un nouveau modèle Custom, également en 1250cm3, défini par Harley-Davidson comme « impressionnant et agressif ».
- Un modèle Streetfighter, équipé d’un moteur de 975cm3.
Ces trois modèles, prévus à l’horizon 2020, font partie d’un projet de plate-forme commune allant de 500cm3 à 1250cm3, avec 4 cylindrées différentes. Ce qui signifie que nous verrons certainement apparaitre un 500cm3 ainsi qu’un 750cm3. La présence de radiateurs sur cette première série de photos laisse supposer un refroidissement liquide et des performances accrues.
La marque compte également proposer une moto plus accessible, de 250cm3 à 500cm3, construite en Asie grâce à un partenariat avec un constructeur local. Avant tout destinée aux marchés asiatiques émergents et qui disposent d’un fort potentiel de croissance, dont Harley-Davidson compte bien profiter, il y a peu de chance qu’elle arrive jusqu’à nous.
Pour finir, le lancement tant attendu de la Live Wire, la première moto électrique de la marque, déjà aperçue à de nombreuses reprises. Celle-ci devrait être disponible dès 2019 et sera donc certainement visible au Salon de Milan dans sa version définitive. A noter que plusieurs autres deux-roues électriques sont dans les cartons, selon les esquisses fournies par la marque. Très légers et semblant se situer à la frontière entre de petits scramblers et des VTT électriques, ils créent une véritable surprise de la part du constructeur américain.
Personnellement, si je ne peux que me réjouir du dynamisme affiché par Harley-Davidson je reste cependant sceptique par rapport au visuel, certes non définitif, du prototype de la Pan America. Étant amateur de trail et d’évasion, elle me fait carrément mal aux yeux. Avouons qu’elle donne l’impression d’une simple Fat Bob rehaussée pourvue d’une plaque transparente en guise de pare-brise. Espérons alors que la ligne du modèle définitif soit plus heureuse et sache garder le style de la maison tout en apportant une fraîcheur bienvenue.
De même, si l’avènement de la moto électrique semble inéluctable, il semble étrange d’y arriver par une marque qui est avant tout connue pour ses v-twins aux pulsations généreuses. Cela me semble être un exercice périlleux, tant la sonorité est un facteur clé dans les sensations ressenties au guidon de ces machines.
D’ailleurs, en parlant « d’expérience client », je suis d’avis que la firme américaine ferait mieux de vendre ses motos directement libérées, plutôt que de les livrer étouffées d’origine, ce qui oblige chaque acheteur à passer par la case Stage 1 afin de bénéficier de sa moto telle qu’elle a été conçue. Un faible investissement qui serait certainement très profitable à l’image de la marque.