
En octobre 2013, Kawasaki étonnait tout le monde en annonçant la sortie imminente d'un maxi-scooter. Pour ce faire, le géant Vert a fait appel à Kymco afin de lui fournir la base éprouvée du Dink Street 300 ABS. Ne soyez pas offusqués par cette alliance, un autre grand constructeur a fait de même pour ses maxi-scooters (ndlr : BMW).
Le J300 existe en deux versions, une version de base, noire ou argentée, et la Special Edition aux couleurs de la marque (notre édition d'essai). Le vert lui va parfaitement bien. Les designers nippons ont respecté le style de la maison avec l’optique avant, inspirée de la sportive Ninja de la marque. L’optique arrière qui forme deux yeux, permet immédiatement de faire le lien avec les séries Z. Une ligne réussie et sportive où les LED se font discrètes.
Kawasaki a fourni au J300 une selle qui allie fermeté et douceur. Elle remonte légèrement à l’avant et à l’arrière en dessinant ainsi un creux pour le conducteur qui y sera bien calé. Le passager est, quant à lui, aussi très bien installé. Les repose-pieds passager sont repliables et sont bien positionnés pour que ce dernier y prenne pleinement appui. Le plancher a été largement échancré pour permettre au conducteur de poser les deux pieds à terre.
Le petit pare-brise ne vous protégera pas du vent, des insectes ni de la pluie, mais c’est la vocation sportive du Kawasaki J300 qui veut ça. Pour être bien à l’abri du vent et des intempéries, il faudra aller chercher du côté des accessoires. Vous trouverez également un anneau accroche-sac juste au-dessus de la trappe essence dont le bouchon se déverrouille à l’aide de la clé.
Au niveau du poste de conduite, nous trouvons un vide-poches dissimulant une prise allume-cigare sur la partie gauche. Elle ne se ferme pas à clé (dommage) et peut contenir un téléphone portable de grande taille et quelques menus objets. Le contacteur est muni d’un volet anti-effraction.
Au niveau des compteurs, la couleur choisie est le bleu, une couleur qui une fois la nuit tombée en jette et change de l'éternel rouge. La vitesse est indiquée par aiguille, à gauche et le compte-tours à droite regroupe la plupart des témoins lumineux.
Au centre une fenêtre digitale regroupe toutes les informations nécessaires pour ce type de scooter. Jauge à essence, température moteur, total/trips kilométriques et horloge.
Les commodos reprennent les leviers de frein réglables, ce qui est une bonne chose. Du côté gauche se trouve comme à l'accoutumée, les clignotants avec rappel sonore et lumineux séparé, le klaxon, le passage en plein phare et l’appel de phare de type gâchette. A droite, le démarreur, le coupe-circuit et les warning.
Les rétroviseurs montés sur le guidon ne sont pas une gêne lors des remontées de files et permettent une bonne rétrovision.
Sous la selle, le coffre est éclairé et est retenu par un vérin. Nous avons réussi à insérer un casque modulable de taille M avec un peu d’agilité. Un casque intégral passe sans problème mais pas deux, même pas des jets. Dommage, certains concurrents permettent de mettre deux casques intégraux sans problème.
La finition et les ajustements des plastiques sont de bonne facture et devraient bien vieillir dans le temps.