
En gagnant dimanche dernier à Valencia, Joan Mir devient ainsi le huitième pilote à être couronné au guidon d’une machine de la firme d’Hamamatsu. Il succède à Ernst Degner (1962), Jack Findlay (1971), Barry Sheene (l’homme au numéro 7, 1976 et 1977), Marco Lucchinelli (1981), Franco Uncini (1982), et plus proches de nous, Kevin Schwantz (et son numéro 34, 1993) et Kenny Roberts Junior en 2000.
Ce titre de Joan Mir (le premier de Suzuki dans l'ère MotoGP) met fin à vingt ans de disette de titres mondiaux dans la catégorie "reine", malgré les coups d’éclats - une véritable traversée du désert à ce niveau de compétition... Il met également en exergue la pugnacité de la firme japonaise, l’esprit méthodique et la persévérance qui animent les hommes du team Suzuki ECSTAR engagé dans cette compétition, la qualité des pilotes que sont Joan Mir et Alex Rins, un metteur au point efficace (Sylvain Guintoli) et l’équilibre d’une moto, la GSX-RR, désormais aboutie.
Ce dimanche sur le fabuleux circuit de Portimão (Algarve, Portugal) se courra donc l’ultime manche MotoGP d’une saison folle, dans une année qui ne l’est pas moins, sous la menace constante d’un virus à couronne. Suzuki abordera ce dernier Grand Prix en tête du classement des constructeurs, à égalité de points avec Ducati (201 points), avec Yamaha et KTM qui suivent à quelques encablures (188 et 175 points, respectivement). Pour cela, le constructeur peut compter sur son duo de pilotes de choc.
Alors, en route vers un deuxième cadeau d’anniversaire ?