TUTORIEL
Le début de Racebox était en demi-teinte, avec une toute première version peu conviviale à utiliser. Heureusement, depuis l’arrivée de la Mini S, le boîtier d’acquisition de données s’est ouvert au grand public et est devenu un allié précieux de la performance sur circuit, sans prise de tête.
Pourquoi prendre une Racebox ?
- Pour avoir ses chronos sur piste, quel que soit le pays et l’organisateur
- Analyser et comparer sa trajectoire ou même celles de ses amis
- Faire des vidéos avec les vitesses, les angles, le chrono en surimpression
Comparé à la Mini S, qu’est-ce que la Micro ?
Point de vue fonctionnement, il est totalement identique : on s’y connecte en bluetooth pour lancer le mode « standalone recording » et, par défaut, elle enregistrera les mouvements s’il y en a dans les 30 minutes qui suivent. Au retour de la séance, on se connecte à nouveau depuis l’application, on arrête l’enregistrement et télécharge les données stockées par la mémoire interne.
La différence est seulement physique : la Mini S est un boîtier autonome, avec sa batterie et ses composants enfermés dans une cage de plastique noir. Très pratique pour être jetée sous la selle d’une moto pour une session de circuit, comme je l’ai fait sur une R7 Cup de location à l’Ultimate 700. La Micro, c’est une carte électronique grande comme deux timbres poste, dans un petit boitier plastique transparent, mais sans aucune alimentation électrique.
Petite particularité, elle a aussi un bouton physique, permettant de lancer le mode standalone sans devoir sortir son smartphone. Un point intéressant pour le faire avec ses gants au dernier moment.
Grâce à son encombrement minime et son alimentation électrique qui accepte de 3.5 à 16V, elle trouvera facilement sa place sur n’importe quelle moto de piste.
Racebox a mis à disposition le modèle 3D de la Micro, la raison pour laquelle les créations en impression 3D sont nombreuses et faciles à trouver sur le net, comme des plans pour des montages assez audacieux.
Montage sur une moto de piste, faisceau d’origine
L’option qui me semblait la plus pratique pour ma pistarde, une R6 de 2017 convertie après ses 1000 km de rodage sur route, c’est l’installation avec une connexion au faisceau d’origine, sur du 12V après contact. Éclairage de plaque, feu arrière, circuit des clignotants pour l’allumer avec le bouton de warning par exemple. Il n’y a qu’à partir à la chasse avec un multimètre sur les fils restants libre sous la selle.
Une fois que j’ai décidé de son alimentation, je dois décider de son emplacement. Et rien n’empêche de la placer à l’opposé si on peut proprement passer le câble. J’ai choisi de créer une pièce imprimée en 3D pour placer la Racebox presque là où Yamaha placerait sa cellule GPS du kit GYTR.
J’aimerais aussi profiter du bouton physique sur la Racebox Micro, pour avoir un bouton à impulsion au guidon et lancer l’enregistrement sans application. En ouvrant le capot plastique transparent, on peut accéder aux soudures du bouton et y ajouter des câbles pour un second bouton en parallèle. Là, soyez sûr de vous avec le fer à souder, car c’est vraiment petit. J’ai délégué à plus expérimenté que moi. Ne me reste qu’à passer proprement le câble le long du cadre pour aller au guidon, avec une connectique étanche qui facilite l’installation.
Sur l’alimentation, je coupe le petit contact d’origine qui ne me sert à rien et confectionne un câble de la longueur souhaitée, de l’alimentation à l’emplacement de la box. J’ai utilisé des petits raccords autosoudeurs pour me faciliter le travail. Sertir des connecteurs est tout aussi adapté. Évitez le wago ou le domino de chantier, ou pire les fils torsadés tenus par du scotch… Ne reste qu’à poser l’ensemble sur le support conçu sur mesure.
Résumons : ma Racebox Micro est alimentée après contact en 12V par ce qui alimentait probablement l’éclairage de plaque. Lorsque je veux allumer ma moto, la box s’allume toute seule avec sa séquence de LED pour me le montrer. Avant de quitter mon paddock, je presse sur le bouton au guidon et l’enregistrement commence.
L’installation du bouton, surtout la soudure, est peut-être dispendieuse pour mon usage. Sachez que si la box est en mode standalone recording et qu’on coupe son alimentation, au redémarrage elle sera encore dans ce mode. Dans les paramètres, on peut supprimer la sortie automatique du mode en cas de position statique plus de 30 minutes.
Résultat, je la laisse en standalone sans minuteur, car, de toute façon, j’éteins la box en coupant le contact de la moto. Reste à penser vider la mémoire de la Racebox Micro, car celle-ci est trop juste pour enregistrer les 6x 20 minutes d’une bonne journée de piste. Si vous ne regardez pas les temps après chaque séance, téléchargez-les chaque demi-journée. Ils seront gardés en mémoire dans l’application ensuite.
Pour acheter une Racebox Micro, rendez-vous sur www.racebox.pro où elle vous coûtera 129 EUR, hors frais de port. Pour éviter les frais de DHL pour la déclaration en douane, je recommande de faire livrer en France. Je recommande aussi de grouper les commandes pour avoir la livraison gratuite.
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