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Le Camel d’origine était un bicylindre conçu pour dépasser le bitume, qui s’était même retrouvé sur le parcours du Paris-Dakar. La nouvelle version reprend cet esprit : voyager loin sur des chemins de terre et dans de grands espaces. Elle arrive dans une gamme qui compte déjà l’X-Cape, présente depuis 2021 dans la catégorie des trails de moyenne cylindrée à roue avant de 19 pouces. Le Camel s’y ajoute en incarnant le côté le plus spécialisé de l’offre. Évoquons aussi la All-Trhike qui est une petite sœur 450 cm³.
Son moteur est un bicylindre parallèle de 670 cm³ refroidi par liquide, avec deux radiateurs latéraux et une distribution à double arbre à cames en tête. Il annonce 82 ch à 10’000 tr/min et 70 Nm à 7’000 tr/min. Moto Morini explique avoir cherché un équilibre entre caractère, performance et praticité plutôt qu’un chiffre de puissance. Une version bridée pour les titulaires du permis A2 est prévue. La marque annonce une vitesse de pointe de 195 km/h.
L’électronique repose sur l’accélérateur électronique, avec des modes de conduite, un contrôle de traction à plusieurs niveaux, un régulateur de vitesse et un ABS que l’on peut désactiver en tout-terrain. La connectivité Bluetooth permet d’utiliser la navigation intégrée à l’application Moto Morini.
La partie-cycle associe un cadre treillis en acier chrome-molybdène à un bras oscillant monobloc en aluminium. La fourche inversée de ø 48 mm et l’amortisseur à biellette Pro-Link se règlent en précharge, en détente et en compression, avec 230 mm de débattement aux deux extrémités. La garde au sol atteint 280 mm. Les jantes à rayons, en 21 pouces à l’avant et 18 pouces à l’arrière, reçoivent des pneus sans chambre en 90/90-21 et 150/70-18. Le réservoir contient 20 litres. Le freinage Brembo comprend deux disques avant de ø 300 mm avec étriers flottants et un disque arrière de 255 mm. Le poids à sec annoncé est de 200 kg.
Le style marque l’identité du Camel. Le phare à LED aux formes géométriques et la haute bulle dominent l’avant, et les flancs du réservoir mettent en avant le côté fonctionnel. La livrée sable, associée au noir de la carrosserie et de la mécanique, doit évoquer les déserts. La selle est étagée, le sous-cadre apparent et le porte-bagages minimaliste.
Le Coguaro joue une autre partition. Moto Morini rappelle que le modèle d’origine existait en 350 et 500 cm³, et que sa roue avant de 21 pouces servait une approche polyvalente, axée sur le confort en voyage, la maniabilité et l’usage routier. La nouvelle version vise un public qui cherche une moto simple et accessible, y compris pour s’initier au tout-terrain sans passer par une machine spécialisée. Sa conception s’appuie sur la Kanguro, dont elle se distingue par un positionnement plus large.
Le Coguaro utilise la plateforme moteur de la Kanguro 300 : un monocylindre de 292 cm³ à quatre temps, refroidi par liquide, avec double arbre à cames en tête. Il annonce 34 ch à 9’000 tr/min et 27 Nm à 8’500 tr/min, avec une vitesse de pointe de 145 km/h. Son cadre à double poutre en acier chrome-molybdène est renforcé à l’arrière pour mieux accueillir un passager ou une charge. Le réservoir de 14 litres a été avancé pour rendre la selle plus accessible et modifier la répartition des masses.
Les suspensions restent simples : une fourche conventionnelle de ø 37 mm et un amortisseur Pro-Link, avec 230 mm de débattement chacun, et un bras oscillant en acier. Les jantes de 21 et 18 pouces chaussent des pneus en 80/100-21 et 120/80-18. Le freinage associe un disque avant de 295 mm à un étrier à deux pistons et un disque arrière de 255 mm, avec un ABS désactivé en mode tout-terrain. La garde au sol est de 255 mm, la selle est à 845 mm et le poids à sec annoncé est de 160 kg.
Moto Morini destine le Coguaro surtout à l’Amérique du Sud et à l’Asie, des marchés où les petites cylindrées à roue avant de 21 pouces répondent à des besoins de mobilité et d’exploration. La marque présente l’ensemble comme une façon de relier son histoire à une vision internationale. Les communiqués ne donnent ni prix, ni date de disponibilité pour le Coguaro, ni information propre à la Suisse pour l’un ou l’autre modèle.
