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Le moteur reste le bicylindre en V à 90° de 645 cm³, refroidi par liquide, avec distribution à double arbre à cames en tête et quatre soupapes par cylindre. Il annonce 54 kW à 8’500 tr/min, soit environ 73 ch, et 64 Nm à 6’800 tr/min. Suzuki a conservé les pulsations irrégulières qui font son caractère et précise que presque rien ne subsiste de la première génération, certaines pièces les pignons de boîte étant renforcées pour accueillir les nouvelles aides électroniques.
Ces aides forment le S.I.R.S., le Suzuki Intelligent Ride System. L’accélérateur électronique en est la base, avec le sélecteur de modes SDMS qui propose trois réponses : A pour une réaction plus vive que sur la SV650, B proche de la SV650, et C, plus douce, qui limite la puissance à 45 kW, soit environ 61 ch, pour rassurer les pilotes qui découvrent la catégorie. Le contrôle de traction STCS offre trois niveaux et peut être coupé.
Le quick shift bidirectionnel permet de monter et de descendre les rapports sans embrayage, au-dessus de 2’000 tr/min en montant et de 1’700 tr/min en rétrogradant. Le démarrage se fait d’une simple pression du bouton, sans toucher à l’embrayage au point mort, et le Low RPM Assist évite que le régime ne chute au démarrage, en circulation dense ou lors d’un demi-tour, rendant presque impossible de caler. Le moteur reçoit aussi deux bougies iridium par cylindre.
Côté mécanique, l’admission est de type descendant, avec la boîte à air placée sous le réservoir. Ce choix libère de la place sous la selle, ce qui permet une assise plus basse et un entrejambe étroit. Chaque cylindre dispose d’un corps d’injection de ø 39 mm, le tube de sortie de la boîte à air est raccourci et l’échappement 2-en-1 est accordé pour un grondement de V-twin sous charge. Deux sondes à oxygène encadrent le catalyseur, et le cache de silencieux reçoit une finition satinée.
Le cadre treillis en tubes d’acier et le bras oscillant tubulaire à section oblongue reprennent l’architecture de la SV650. Le guidon conique en aluminium de 719 mm est plus large et plus proche du pilote que sur la SV650. La selle reste à 785 mm du sol, et le réservoir conserve sa capacité de 14 litres, avec un nouveau dessin plus léger. Des repose-pieds en aluminium moleté et un crochet casque sous la selle complètent l’ensemble.
La fourche télescopique de ø 41 mm offre 125 mm de débattement, et l’amortisseur arrière à biellette, réglable en précharge sur sept positions, 129 mm. Le freinage associe deux disques flottants de ø 290 mm à des étriers à quatre pistons à fixation axiale et un disque arrière de ø 240 mm, avec l’ABS. Les jantes en aluminium coulé à dix branches reçoivent des pneus Dunlop Roadsmart III en 120/70 ZR17 et 160/60 ZR17, un pneu étroit à l’arrière privilégie la maniabilité.
La SV-7S adopte un phare rond à LED qui rappelle les SV650, et tout l’éclairage est à LED, plaque comprise. Son écran TFT couleur de 4,2 pouces règle sa luminosité automatiquement et propose un affichage jour et nuit. Via l’application Suzuki Ride Connect+, il affiche la navigation guidée, les appels et messages, la météo et les alertes de circulation. L’application mémorise aussi l’emplacement de la moto garée et l’historique des trajets.
Trois coloris sont annoncés : Pearl Suzuki Deep Blue No. 4, Glass Sparkle Black, et un duo Mat Sword Silver et Glass Sparkle Black. La fiche technique indique 200 kg à vide, un empattement de 1’445 mm et une garde au sol de 135 mm. Le prix n’est pas encore connu, tout comme la date des premières livraisons.
